Autisme et Vaccination

                                                            

Autisme et Vaccination

                                                            

Origine de la polémique

                      

VACCINATION ROR ET AUTISME
ROR ET MALADIE INFLAMMATOIRE CHRONIQUE DE L'INTESTIN
THIMEROSAL ET AUTISME
SURCHARGE IMMUNITAIRE ET AUTISME

                                   

    Les troubles du spectre autistique (TSA) sont définis par l'OMS comme un ensemble d’affections caractérisées par un certain degré d’altération du comportement social, de la communication et du langage, et par la modicité des centres d’intérêts et des activités, qui sont spécifiques à la personne et répétitifs.

    On estime qu'aujourd'hui, 1 enfant sur 160 présente un TSA. Les données épidémiologiques indiquent une augmentation de la prévalence des TSA à l’échelle mondiale. Cette augmentation apparente n'est pas clairement expliquée. Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette augmentation : une plus grande sensibilisation au problème de l’autisme, l’élargissement des critères de diagnostic, le perfectionnement des outils diagnostiques et une notification plus rigoureuse.[4]

                                       

                                                

/// Vaccination ROR et Autisme

                                                                    

Les études polémiques de l'équipe de Wakefield

    La série de cas, publiée en 1998 par Wakefield et al., dans The Lancet, décrit des troubles digestifs anormaux chez 12 enfants ayant un trouble du développement (dont 9 étaient atteints d'autisme). Chez 8 des 12 enfants inclus (dont 6 de ces 9 enfants autistes), le début des troubles du développement était associé temporellement (dans le mois suivant) au vaccin ROR (par un médecin ou les parents).

    Cette série de cas avance l'hypothèse d'une association entre le ROR et une variante des TSA. Les auteurs émettent l'hypothèse que la vaccination cause une colite non spécifique (appelée Hyperplasie Nodulaire Lymphoïde de l'iléon) causant une altération de la barrière digestive. Cette dernière induirait une augmentation de la perméabilité à certaines protéines pathogènes. Le passage de ces protéines, dans le sang puis le cerveau, perturberait le développement du sujet induisant secondairement l'autisme.

    En 2000, un comité d'expert effectue une revue des études disponibles et rejette la possibilité d'un lien entre l'autisme et la vaccination ROR sur 3 arguments : le manque de preuve épidémiologique sur cette association ; l'étude de cas chez ces enfants autistes ne supporte pas une relation de causalité ; l'absence de modèle biologique liant l'autisme et le vaccin ROR.

     En 2004, la quasi totalité des auteurs se rétracte de l'interprétation des résultats. Cette suspicion de lien a eu pour conséquence une diminution de la couverture vaccinale contre la rougeole et par conséquent une augmentation des cas de rougeole. De nombreuses études publiées par la suite réfutent également ce lien avec de multiples hypothèses étudiées (Cf. onglet Autisme et vaccination ROR). La revue The Lancet a retiré l'article en 2010 et l'auteur Wakefield a été radié du conseil de l'ordre de Grande Bretagne. [1], [2]

                                                 

Les mécanismes physiopathologiques proposés

Les potentiels mécanismes physiopathologiques entre la vaccination ROR, la maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI) et l'autisme sont :[3]

  • L'excès d'opioïde : hypothèse que l'inflammation de l'intestin entraîne le passage sanguin de peptides gastriques qui exercent un effet opioïde sur le système nerveux central;

  • L'origine auto-immune : hypothèse d'une réaction croisée entre les antigènes vaccinaux et les antigènes du système nerveux central et de l'intestin;

  • La persistance virale dans le tube digestive.

                                 

Les limites de ces études

Les limites des premières études affirmant un lien  [2][3], [4]

  • Le faible nombre de cas ;

  • L'absence de groupe témoins qui exclue la possibilité de conclure soit à une association causale soit à une coïncidence. En tenant compte de la prévalence de l'autisme et de l'âge moyen d'apparition des symptômes (avant 3 ans), on peut estimer que 25 enfants par mois seront diagnostiqués autistes en ayant eu la vaccination peu de temps avant par le seul effet du hasard ;

  • Un biais de sélection dû à une population bien particulière ne permettant pas de généralisation;

  • Les évaluations endoscopiques et neuropsychologiques n'étaient pas réalisées en aveugle ni effectuées complètement chez tous les enfants ;

  • Chez 4 des 12 enfants inclus, les symptômes digestifs n'étaient pas antérieurs à l'autisme ;

  • Un tiers des troubles du comportement étaient antérieurs à la vaccination ;

  • Le lien entre les virus contenus dans les vaccins et les MICI n'est pas prouvé ;

  • Les peptides pathogènes supposés circuler dans la circulation sanguine n'ont jamais été identifiés.

De plus, les dernières études indiquent que la génétique constitue le facteur étiologique principal.

                               

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/// ROR et Maladie Inflammatoire Chronique de l'Intestin

                                            

    Un lien entre la vaccination ROR et les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin a été supposé par l'équipe de Wakefield : l'équipe de l'Inflammatory Bowel Disease Study Group a retrouvé des signes de persistance du virus de la rougeole dans les tissus digestifs de sujets atteints de maladie inflammatoire de l'intestin ; dans une deuxième analyse, la même équipe retrouve des taux d'IgM de la rougeole élevés chez les sujets atteints de la maladie de Crohn ; et une troisième étude retrouve la présence du virus de la rougeole par RT-PCR dans les cellules mononucléaires chez 3 des 9 enfants de la série de Wakefield.
Aucun de ces résultats n'a été retrouvé dans les études suivantes (pas de lien entre les MICI et le virus de la rougeole ou la vaccination ROR).[2]

                                  

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/// Thimerosal et autisme

                                                  

    Le thimerosal est un conservateur dont 50% de son poids est composé d'éthylmercureL'être humain est exposé à deux types de mercure organique : l'éthylmercure et le méthylmercure.

  • Le méthylmercure est contenu dans certains poissons. Il peut être toxique en cas de forte exposition.

  • L'éthylmercure (contenu dans les vaccins sous forme de thimerosal) est rapidement éliminé du corps humain et aucun effet toxique n'est démontré.[1]

Cette différence mal comprise entre les deux formes de mercure a été à l'origine de la polémique sur un éventuel lien avec l'autisme.

     En 1997, la FDA a calculé la quantité de mercure contenue dans l'alimentation et les médicaments. La quantité estimée de mercure que recevait un nourrisson pendant les 6 premiers mois était de 187µg. Malgré l'absence de données évoquant un préjudice quelconque pour le nourrisson, l'académie de pédiatrie et le service de santé publique des États-Unis ont recommandé l'élimination du mercure dans les vaccins administrés aux nourrissons par principe de précaution. La mauvaise interprétation de cette mesure de précaution a fait naître des mouvements anti-mercure, dont certains accusaient un lien avec l'autisme. Pourtant, cette hypothèse est invraisemblable car les symptômes d'intoxication au mercure sont très différents de l'autisme.[7]

                                                    

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/// Surcharge immunitaire et autisme

                                               

    La dernière théorie reliant l'autisme à la vaccination concerne les injections multiples de vaccins et les vaccins combinés, accusés d'être à l'origine d'une perturbation du système immunitaire par surcharge et de causer l'autisme.

    Cette théorie est devenue populaire à la suite d'une indemnisation par le « Vaccine injury Compensation Program » pour une fille de 9 ans présentant une encéphalopathie par déficit enzymatique mitochondrial (dont certains symptômes comprenaient des caractéristiques d'un trouble du spectre autistique) et dont les symptômes se seraient aggravés à la suite d'une vaccination multiple à 19 mois. Cette indemnisation a été perçue par la population et les médias comme une preuve que la vaccination multiple pouvait causer l'autisme.[3]

                                                 

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Sources

Revues systématiques

  1. Miller L, Reynolds J. Autism and vaccination-the current evidence. J Spec Pediatr Nurs. Juill 2009;14(3):166 72. (Prisma ○○○; Amstar ●○○)
  2. Strauss B, Bigham M. Does measles-mumps-rubella (MMR) vaccination cause inflammatory bowel disease and autism? Can Commun Dis Rep. 15 avr 2001;27(8):65 72. (Prisma ●○○; Amstar ●○○)
  3. Institute of Medicine (US) Immunization Safety Review Committee. Immunization Safety Review: Measles-Mumps-Rubella Vaccine and Autism [Internet]. Stratton K, Gable A, Shetty P, McCormick M, éditeurs. Washington (DC): National Academies Press (US); 2001. Disponible sur:http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK223376/

Littérature grise

  1. fiche-gvp-autisme-et-vaccin-ror-20160701.pdf [Internet]. [cité 4 août 2017]. Disponible sur: http://www.infectiologie.com/UserFiles/File/groupe-prevention/fiches-polemiques-vaccinales/fiche-gvp-autisme-et-vaccin-ror-20160701.pdf
  2. OMS | Troubles du spectre autistique [Internet]. WHO. [cité 5 août 2017]. Disponible sur: http://www.who.int/mediacentre/factsheets/autism-spectrum-disorders/fr/
  3. Vaccines Do Not Cause Autism Concerns | Vaccine Safety | CDC [Internet]. [cité 4 août 2017]. Disponible sur:https://www.cdc.gov/vaccinesafety/concerns/autism.html
  4. Research C for BE and. Questions about Vaccines - Thimerosal in Vaccines Questions and Answers [Internet]. [cité 16 oct 2018]. Disponible sur: https://www.fda.gov/biologicsbloodvaccines/vaccines/questionsaboutvaccines/ucm070430.htm

                                        

Autisme et vaccination ROR

                                   

DONNÉES DES REVUES SYSTÉMATIQUES
AVIS DES AUTORITÉS

              

/// Données des revues systématiques

                                      

Les revues systématiques réfutent le lien entre la vaccination ROR et l'autisme sur plusieurs arguments épidémiologiques :

  • Le taux de troubles du spectre autistique (TSA) n'est pas différent entre les vaccinés et les non vaccinés par le ROR ;

  • Pas de lien retrouvé entre l'augmentation des cas de TSA et la couverture vaccinale pour le ROR ;

  • Pas d'augmentation soudaine des TSA après l'introduction de la vaccination ROR, ni après l'introduction de la 2ème dose ;

  • Pas de régression du développement des enfants autistes après la vaccination ;

  • Pas de différence dans l'âge du diagnostic de l'autisme entre les vaccinés et les non vaccinés ;

  • Pas d'augmentation des diagnostics de TSA, ni des préoccupations parentales après la vaccination (en dehors d'une étude retrouvant une augmentation des préoccupations parentales dans les 6 mois suivant la vaccination, mais non retrouvée dans les autres études) ;

  • Pas de lien entre la vaccination et les variantes de TSA.

                   

La méta-analyse de Taylor et al., publiée en 2014, analyse l'hypothèse d'un lien entre le ROR et l'autisme. [9]

Les études de cohorte ne retrouvent pas de lien entre :

  • La vaccination ROR, l'exposition au mercure ou au thimerosal et l'autisme ou les TSA : OR = 0,98 [IC95% : 0,92 à 1,04 ; I²=0] (I² = hétérogénéité);

  • La vaccination (ROR ou vaccin contenant du thimerosal) et l'autisme OR = 0,99 [IC95% : 0,92 à 1,06 ; I² = 0] ;

  • La vaccination (ROR ou vaccin contenant du thimerosal) et les TSA : OR = 0,91 [IC95% : 0,68 à 1,20 ; I² = 56] ;

  • La vaccination ROR et l'autisme ou les TSA : OR = 0,84 [IC95% : 0,70 à 1,01 ; I² = 0].

Les études cas-témoins ne retrouvent pas d'augmentation du risque de développer l'autisme entre :

  • L'exposition au ROR, ou thimerosal, ou au mercure et l'autisme : OR = 0,69 [IC95% : 0,54 à 0,88 ; I² = 67] ; et les TSA : OR = 0,94 [IC95% : 0,86 à 1,03 ; I² = 42] ;

  • La vaccination ROR et les TSA : OR = 0,69 [IC95% : 0,53 à 0,90 ; I² = 67].

                                                  

La revue systématique de Maglione et al., publiée en 2014, évalue la sécurité des vaccins recommandés chez les enfants aux États-Unis. Cette revue fait partie du rapport final intitulé «Safety of vaccines used for routine immunisation in the United States », de l’Agency for Healthcare Research and Quality. Concernant la vaccination contre le ROR, les auteurs concluent en l'absence de preuve d'une association avec l'autisme chez l'enfant, avec une preuve élevée[7]

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La revue systématique de Demicheli et al., publiée en 2012, évalue l'efficacité et les effets indésirables associés au vaccin ROR chez les enfants de moins de 15 ans. Les auteurs concluent qu'il n'y a pas d'association significative retrouvée ni avec l'autisme, ni avec la maladie de Crohn. [10]

                                    

La méta-analyse de Hobson et al., publiée en 2012, étudie le risque d'être diagnostiqué d'un TSA chez les vaccinés contre le ROR et les non vaccinés. [6]

  • Le risque d'être atteint d'autisme chez les vaccinés par rapport aux non vaccinés n'est pas augmenté : OR = 0,25 [IC95% : 0,09 à 0,76] dans le modèle à effets aléatoires (modèle à effets fixes : OR = 0,33 [IC95% : 0,25 à 0,45]).

  • Les auteurs concluent que les taux de risque chez les vaccinés et non vaccinés sont certes différents (risque plus faible chez les vaccinés), mais les limites méthodologiques et la grande hétérogénéité des résultats ne les rendent pas interprétables.

                                   

La revue de « Institute of Medicine » des Etats Unis, via le « Comittee to Review Adverse Effetcs of Vaccines », publiée en 2012, énonce les effets indésirables imputables ou non aux vaccins. Ils sont classés en 4 catégories de preuve : convaincantes pour un lien de causalité (augmentation du risque importante dans les études épidémiologiques ou mécanisme physiopathologique convaincant), en faveur d'une acceptation (preuve épidémiologique modérée d'une augmentation ou mécanisme physiopathologique possible), en faveur d'un rejet, et insuffisantes pour accepter ou rejeter un lien de causalité (absence de preuve épidémiologique ou mécanisme physiopathologique peu convaincant ou inexistant). [1]

Concernant le risque d’autisme après la vaccination ROR :

  • Pour les preuves épidémiologiques, 22 études ont été incluses, mais la conclusion ne s’est basée que sur 4 études à plus faible risque de biais, qui ont toutes rapporté l’absence d’association.

  • Pour le mécanisme physiopathologique, les preuves en faveur d’un mécanisme causal entre la vaccination et l’autisme sont manquantes.

Le comité conclue que les preuves sont en faveur du rejet de l’hypothèse d’une association entre l’autisme et la vaccination ROR.

                                           

La revue systématique de Miller et al., publiée en 2009, étudie le développement des vaccins, les systèmes de surveillance et les données disponibles concernant les théories sur l'association entre l'autisme et le vaccin ROR ou le thimerosal. Les auteurs réfutent le lien avec l'autisme en s'appuyant sur les multiples hypothèses étudiées : [3]

  • Pas de lien entre l'évolution de la couverture vaccinale et le taux d'autisme ; pas d'augmentation des préoccupations parentales ; pas de différence des taux de vaccination entre les enfants présentant un TSA et ceux sans TSA ; pas d'augmentation du taux d'autisme entre les vaccinés et les non vaccinés ; augmentation du nombre de diagnostic d'autisme sans augmentation similaire du taux de couverture vaccinale ; l'âge moyen du diagnostic d'autisme n'était pas avancé chez les enfants vaccinés ; pas d'augmentation de la sévérité de la régression chez les sujets vaccinés ; augmentation des cas d'autisme dans les régions où la vaccination a été retirée ; pas de modification du taux de l'autisme après l'introduction d'une deuxième dose pour le vaccin ROR ;

  • Absence de différence pour la présence du virus de la rougeole dans les globules blancs et de l'ARN du virus de la rougeole dans les biopsies digestives chez les enfants autistes et les non autistes.

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La revue systématique de Wilson et al., publiée en 2003, examine le lien entre les troubles du spectre autistique et la vaccination ROR. Les auteurs de la revue ont étudié 4 hypothèses pour répondre à cette question : [2]

  • Est ce que le taux des TSA est plus élevé chez les vaccinés contre le ROR que chez les non vaccinés ?
    1 seule étude y répond (cohorte rétrospective). Elle ne retrouve pas de différence de taux de TSA entre les vaccinés et les non vaccinés par le ROR (pour l'autisme : RR ajusté = O,92 [IC95% : 0,68 à 1,24] et pour les TSA : RR ajusté = 0,83 [IC 95% : 0,65 à 1,07]).

  • Est ce que l'augmentation des TSA serait une conséquence de la vaccination ROR ?
    6 études étudient ce lien. Aucune des études ne retrouve d'association. 4 études ne retrouvent pas de lien entre l'augmentation des cas de TSA et l'augmentation de la couverture vaccinale. 1 étude ne retrouve pas d'augmentation des cas de TSA entre avant et après l'introduction de la vaccination ROR. La dernière étude ne retrouve pas de lien entre la mise en place de la vaccination et une régression développementale chez les enfants autistes.

  • Y a t-il une association temporelle ?
    8 études ont recherché une association temporelle entre la vaccination et le développement de TSA. 3 études recherchent l'âge du développement des symptômes chez les enfants autistes (dans l'hypothèse que, si la vaccination a pour conséquence l'autisme, l'âge du diagnostic serait différent entre les vaccinés et les non vaccinés) ; or aucune différence d'âge n'est retrouvée. 6 études ont recherché une augmentation des diagnostics ou des préoccupations parentales après la vaccination ; 1 seule étude a retrouvé une augmentation des préoccupations parentales dans les 6 mois suivant la vaccination ROR (association non retrouvée dans les autres études).

  • Est ce que la vaccination est associée à une nouvelle variante de TSA (troubles digestifs, régression du développement psychomoteur, etc.) ?
    Aucune des 4 études ne retrouve de lien statistiquement significatif.

Les auteurs concluent que la littérature disponible ne suggère pas de lien entre la vaccination ROR et les TSA.

                                               

La revue systématique de Jefferson et al., publiée en 2003, résume les effets secondaires inattendus dans les suites de la vaccination ROR. 22 études ont été incluses. La vaccination est associée à une incidence plus faible des infections respiratoires hautes, à une incidence plus élevée d’irritabilité, probablement à une augmentation des purpuras thrombocytopéniques bénins, des parotidites, des arthralgies, à une augmentation des méningites aseptiques (uniquement pour la souche Urabe pour les oreillons ; mais pas avec les autres souches). La vaccination n’est par contre pas associée avec la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique ou l’autisme. [8]

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La revue systématique de Strauss et al., publiée en 2001, analyse les données sur l'éventuel lien entre la vaccination ROR et les maladies inflammatoires de l'intestin ainsi que le développement subséquent de l'autisme. [4]

  • L'hypothèse du lien entre vaccination ROR et autisme :
    Les études réalisées à la suite de la série de cas de Wakefield, n'ont jamais retrouvé ce lien. L'absence de lien est retrouvée dans plusieurs hypothèses : pas d'augmentation groupée des cas suite à l'introduction de la vaccination, aucune différence selon le statut vaccinal pour l'âge du diagnostic d'autisme : IR (incidence relative) = 0,94 [IC 95% : 0,60 à 1,47], pas d'augmentation de la proportion des diagnostics d'autisme dans l'année ni dans les 2 ans suivant la vaccination : IR = 1,09 [IC 95% : 0,76 à 1,52].

  • Vaccin contre la rougeole et maladie inflammatoire de l'intestin :

    2 études sont citées et ne retrouvent pas de lien entre le vaccin et cette pathologie : OR = 0,97 [IC95% : 0,64 à 1,47] pour la première étude ; pour la deuxième étude : OR = 0,67 [IC95% : 0,27 à 1,63] pour la maladie de Crohn et OR = 0,57 [IC95% : 0,20 à 1,61] pour la rectocolite hémorragique.

  • Virus de la rougeole et maladie inflammatoire de l'intestin :
    Aucun des résultats trouvés par l'équipe l'Inflammatory Bowel Disease Study Group n'a été retrouvé dans les études suivantes (ni la détection du virus de la rougeole dans les tissus intestinaux chez les patients atteints de MICI, ni d'augmentation d'anticorps spécifiques de la rougeole chez les patients atteints de maladie de Crohn).

  • Rougeole et maladie inflammatoire de l'intestin :
    Les études examinant le lien entre la rougeole contractée en périnatal ou dans l'enfance et le développement d'une maladie inflammatoire de l'intestin ont des résultats discordants. Les études isolées qui retrouvent un lien entre la rougeole et la maladie inflammatoire de l'intestin ont de nombreux biais, gênant les conclusions. Les études plus récentes réfutent ce lien.

Les auteurs concluent que les preuves ne confirment pas l'existence d'un lien de cause à effet entre le vaccin ROR et l'autisme. Bien que cette association puisse être biologiquement plausible, on ne retrouve pas les 5 caractéristiques classiques du lien causal : la constance des preuves, la force de l'association, la spécificité, la relation dose-effet et les preuves expérimentales.

                                                

La revue systématique de «  Immunization Safety Review Committee » de l'institut de médecine publiée en 2001, rassemble les données concernant l'association hypothétique du vaccin ROR et de l'autisme.  [5]

  • Le mécanisme physiopathologique étudié est la perturbation du système immunitaire (ex : via un nombre trop important de protéines vaccinales dans les vaccins combinés) qui gênerait la clairance virale et serait la cause de dommages tissulaires. Aucune preuve n'est suffisante pour supporter ce mécanisme. De plus, aucun modèle animal n'existe pour étudier l'association entre le ROR et l'autisme.

  • La plausibilité de l'hypothétique association entre le ROR et l'autisme :

    • De nombreuses études, contrôlées ou non, ne rapportent aucun lien de causalité entre l'autisme et la vaccination. Les conclusions des études non publiées semblent confirmer cette absence d'association.

    • Cependant, ces preuves sont limitées par : une puissance insuffisante pour repérer un effet faible, la faible connaissance des facteurs de risque, la variabilité de la définition de l'autisme, la limite des études épidémiologiques (maladie rare, début de la maladie insidieux).

    • Les preuves de l'étude de Wakefield en 1998 ne sont pas recevables (Cf. les limites citées dans l'onglet précédent).

Ainsi le comité conclue que les preuves réfutent cette association sur plusieurs arguments :

  • L'ensemble des études épidémiologiques ne montre aucune association à l'échelle de la population

  • La série de cas des enfants atteints de TSA et de maladies inflammatoires de l'intestin (et les autres rapports de cas) ne sont pas suffisants pour affirmer une causalité.

  • Le modèle biologique est incomplet et aucun modèle animal adéquat ne retrouve cette association

Le comité informe que cette conclusion n'exclut pas que la vaccination puisse pour un petit nombre d'enfants contribuer aux TSA (principalement dû aux limites des études épidémiologiques pour des effets rares).

                                       

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/// Avis des autorités

                                          

La Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF), via le Groupe Vaccination et Prévention, conclue que les données actuelles permettent d’écarter avec une grande sûreté un lien entre la vaccination ROR et l’autisme ou les troubles de l’attention.[11]

                                                  

L'OMS via le GACVS (Global Advisory Committee on Vaccine Safety) a conclu qu'il n'existait aucune preuve quant à une association de cause à effet entre le vaccin ROR et l'autisme ou les troubles autistiques.[12]

                                       

L'ANSM ne remet pas en cause le profil de sécurité du vaccin et rappelle qu'aucun signal de pharmacovigilance n'a été identifié en France.[13]

                                          

Le Public Hearth, via un guide de santé sur les mythes rattachés à la vaccination, rappelle que l'étude initiale de Wakefield est complètement discréditée étant donné les erreurs méthodologiques, les conflits d'intérêts non déclarés et les fautes éthiques. Il rappelle que les données récentes vont à l'encontre d'un lien avec la vaccination.[14]

                                          

Le CDC (Center of Disease Control) confirme également l'absence de lien entre la vaccination et l'autisme. [15]

                                                  

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Sources

Revues systématiques

  1. Committee to Review Adverse Effects of Vaccines, Institute of Medicine. Adverse Effects of Vaccines: Evidence and Causality [Internet]. Stratton K, Ford A, Rusch E, Clayton EW, éditeurs. Washington (DC): National Academies Press (US); 2011 [cité 15 oct 2018]. Prisma ●●●○ ; Amstar ●●○
  2. Wilson K, Mills E, Ross C, McGowan J, Jadad A. Association of autistic spectrum disorder and the measles, mumps, and rubella vaccine: a systematic review of current epidemiological evidence. Arch Pediatr Adolesc Med. Juill 2003;157(7):628 34. Prisma ●●●○; Amstar ●●○
  3. Miller L, Reynolds J. Autism and vaccination-the current evidence. J Spec Pediatr Nurs. Juill 2009;14(3):166 72. Prisma ○○○; Amstar ●○○
  4. Strauss B, Bigham M. Does measles-mumps-rubella (MMR) vaccination cause inflammatory bowel disease and autism? Can Commun Dis Rep. 15 avr 2001;27(8):65 72. Prisma ●○○; Amstar ●○○
  5. Institute of Medicine (US) Immunization Safety Review Committee. Immunization Safety Review: Measles-Mumps-Rubella Vaccine and Autism [Internet]. Stratton K, Gable A, Shetty P, McCormick M, éditeurs. Washington (DC): National Academies Press (US); 2001. Prisma ●●●○; Amstar ●●○
  6. Hobson KA, Mateu PF, Coryn CLS, Graves C. Measles, Mumps, and Rubella Vaccines and Diagnoses of Autism Spectrum Disorders among Children: A Meta-Analysis. World Medical & Health Policy. 1 juill 2012;4(2):1 14. Prisma ●●○; Amstar ●●○
  7. Maglione MA, Das L, Raaen L, Smith A, Chari R, Newberry S, et al. Safety of vaccines used for routine immunization of U.S. children: a systematic review. Pediatrics. Août 2014;134(2):325 37. Prisma ●●○; Amstar ●●○
  8. Jefferson T, Price D, Demicheli V, Bianco E, European Research Program for Improved Vaccine Safety Surveillance (EUSAFEVAC) Project. Unintended events following immunization with MMR: a systematic review. Vaccine. 8 sept 2003;21(25 26):3954 60. Prisma ●●○○ ; Amstar ●●○
  9. Taylor LE, Swerdfeger AL, Eslick GD. Vaccines are not associated with autism: an evidence-based meta-analysis of case-control and cohort studies. Vaccine. 17 juin 2014;32(29):3623 9. Prisma ●●●; Amstar ●●●
  10. Demicheli V, Rivetti A, Debalini MG, Di Pietrantonj C. Vaccines for measles, mumps and rubella in children. Cochrane Database Syst Rev. 15 févr 2012;(2):CD004407. Prisma ●●●; Amstar ●●●

Littérature grise

  1. fiche-gvp-autisme-et-vaccin-ror-20160701.pdf [Internet]. [cité 4 août 2017]. Disponible sur: http://www.infectiologie.com/UserFiles/File/groupe-prevention/fiches-polemiques-vaccinales/fiche-gvp-autisme-et-vaccin-ror-20160701.pdf
  2. OMS | ROR et autisme [Internet]. WHO. [cité 4 août 2017]. Disponible sur:http://www.who.int/vaccine_safety/committee/topics/mmr/mmr_autism/fr/
  3. Vaccin contre la rougeole, oreillons, rubéole : Point d’information - ANSM : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé [Internet]. [cité 4 août 2017]. Disponible sur:http://ansm.sante.fr/S-informer/Presse-Communiques-Points-presse/Vaccin-contre-la-rougeole-oreillons-rubeole-Point-d-information
  4. Vaccine Myths Debunked [Internet]. PublicHealth.org. 2014 [cité 4 août 2017]. Disponible sur: http://www.publichealth.org/public-awareness/understanding-vaccines/vaccine-myths-debunked/
  5. Vaccines Do Not Cause Autism Concerns | Vaccine Safety | CDC [Internet]. [cité 4 août 2017]. Disponible sur:https://www.cdc.gov/vaccinesafety/concerns/autism.html

                                                   

Autisme et autres vaccins / thimerosal

                                        

AUTISME ET THIMEROSAL / VACCINATION EN GÉNÉRAL
L'AUTISME PAR AFFAIBLISSEMENT DU SYSTÈME IMMUNITAIRE CAUSÉ PAR L'EXCÈS DE VACCINS

                    

/// autisme et thimErosal / vaccination en général

                                       

Revues systématiques

La revue systématique de Ng et al., publiée en 2017, étudie l’association entre l’exposition aux facteurs environnementaux de la période pré-conceptionnelle au début de l’enfance et les troubles du spectre autistique (TSA). 315 études ont été incluses dont 12 sur l'exposition au ROR et 19 sur l'exposition au thimérosal. Les auteurs concluent que certains facteurs semblent être associés à un risque accru de TSA : les facteurs chimiques comme les polluants atmosphériques liés à la circulation routière, l’âge avancé des parents, la prématurité, le faible poids de naissance, l’hyperbilirubinémie, les complications gravidiques, et le statut immigré de la mère. Concernant la vaccination ROR ainsi que les vaccins contenant du thimérosal (ou pour l'exposition pré-natale au thimérosal via les immunoglobuline anti-D : Rophylac*), les preuves ne sont pas en faveur d’une association avec le TSA. [4]

                                          

La revue systématique de Modabbernia et al., publiée en 2017, examine les preuves actuelles sur les facteurs de risque environnementaux liés aux troubles du spectre autistique (TSA) à partir des revues systématiques et méta-analyses. 39 articles ont été inclus. Les facteurs environnementaux associés à un risque accru de TSA sont : l’âge parental élevé, les complications pendant la grossesse (en particulier les traumatismes et l’hypoxie), possiblement la carence en vitamine D, certains métaux lourds (en particulier le mercure inorganique et le plomb). Le mécanisme physiopathologique de ces associations n’est pas clairement défini. En revanche, la vaccination et l’exposition au thimerosal ne sont pas reliées au risque de TSA. [5]

                         

La méta-analyse de Taylor et al., publiée en 2014, analyse l'hypothèse d'un lien entre le ROR et l'autisme. [8]

Les cohortes ne retrouvent pas de lien entre :

  • La vaccination ROR, l'exposition au mercure ou au thimerosal et l'autisme ou les troubles du spectre autistique (TSA) : OR = 0,98 [IC95% : 0,92 à 1,04 ; I²=0] (I² = hétérogénéité) ;

  • L'autisme ou les TSA et le thimerosal : OR = 1,00 [IC95% : 0,77 à 1,31 ; I² = 39] ;

  • L'autisme ou les TSA et le mercure : OR = 1,00 [IC95% : 0,93 à 1,07 ; I² = 0].

Les études cas-témoins ne retrouvent pas d'augmentation du risque de développer l'autisme entre :

  • L'exposition au ROR ou thimerosal ou au mercure et l'autisme : OR = 0,69 [IC95% : 0,54 à 0,88 ; I² = 67] ; et les TSA : OR = 0,94 [IC95% : 0,86 à 1,03 ; I² = 42] ;

  • L'exposition au thimerosal et les TSA : OR = 0,89 [IC95% : 0,78 à 1,00 ; I² = 58].

                                           

La revue systématique de Kalkbrenner et al., publiée en 2014, résume les preuves épidémiologiques concernant l’association entre les troubles du spectre autistique et l’exposition environnementale chimique. Les auteurs ont retrouvé des résultats en faveur d’une association entre l’exposition environnementale et l’autisme pour la pollution atmosphérique (dont celle liée à la circulation routière), certains métaux (avec un effet faible retrouvé dans les études), certains pesticides et certains perturbateurs endocriniens (notamment les phtalates). Concernant l’exposition au thimerosal dans les vaccins, 6 études épidémiologiques ont été incluses et les auteurs concluent que les données ne suggèrent pas une association avec les TSA. [3]

                                                                         Haut de page

La méta-analyse de Yoshimasu et al., publiée en 2014, étudie l’impact de l’exposition au mercure pendant la grossesse et au début de l’enfance sur le développement de troubles du spectre autistique (TSA) et de troubles du déficit de l’attention / hyperactivité (TDAH). L’exposition au thimerosal via la vaccination n’augmente pas le risque de TSA  : OR = 0.99 [IC 95% : 0.80 à 1.24] sur 9 études, ni le risque de TDAH : OR = 0.91 [IC 95% : 0.70 à 1.13] sur 4 études. En revanche, l’exposition environnementale au méthylmercure (forme organique mais toxique) et au mercure inorganique (via l'alimentation, la pollution, etc.) est associée à une augmentation du risque de TSA (OR = 1.66 [IC 95% : 1.14 à 2.17] sur 3 études) et celui du TDAH (OR = 1.60 [IC 95% : 1.10 à 2.33] sur 2 études). Les auteurs concluent que l’exposition au mercure via les vaccins contenant du thimerosal pendant la grossesse et le début de l’enfance, n’est pas associée à un risque accru de TSA ou de TDAH. [1]

                       

La revue systématique de Hurley et al., publiée en 2010, a inclu les études épidémiologiques publiées après le rapport de « The Institute of Medicine » publiée en 2004. Deux nouvelles études de cohorte ont été incluses et ne retrouvent pas d’association entre les TSA et les vaccins contenant du thimerosal (même si l'une des études retrouve un lien avec le vaccin DTP, mais dont le résultat est difficilement interprétable au vu d'un fort risque de biais). Trois études écologiques ont été incluses : une étude retrouve une association avec le TSA mais comporte de nombreux biais, la 2e étude retrouve un taux de trouble envahissant du développement plus élevé dans la cohorte vaccinée avec des vaccins sans thimerosal (avec de nombreux biais également), et la 3e retrouve une augmentation de l’incidence de l’autisme au cours de l'étude malgré la baisse de la quantité de thimerosal dans les vaccins. Ainsi, les auteurs concluent que ces nouvelles études confirment l’absence d’association entre les TSA et les vaccins contenant du thimerosal. [7]

                                

La revue systématique de Miller et al., publiée en 2009, étudie le développement des vaccins, les systèmes de surveillance et les données disponibles concernant les théories sur l'association entre l'autisme et le vaccin ROR ou le thimerosal. Les études citées dans la revue ne retrouvent pas de lien entre le thimérosal et l'autisme (ou les troubles neurodéveloppementaux).[2]

                                                         

La revue systématique de «  Immunization Safety Review Committee » de l'institut de médecine publiée en 2004, rassemble les données concernant l'association hypothétique entre la vaccination et l'autisme.  [6]

  • Le comité rejette l'hypothèse d'une relation de causalité entre l'autisme et le thimerosal (les études citées retrouvant une association significative ne sont pas interprétables pour la plupart à cause de leurs limites méthodologiques)

  • Concernant les mécanismes biologiques, aucune preuve ne supporte que la vaccination affecte les mécanismes métaboliques, immunologiques, développementaux qui sont impliqués dans le développement de l'autisme.

                                          

Avis des autorités

Le CDC (Center for Disease Control) affirme que les conservateurs dérivés du mercure (thimerosal), utilisés pendant des décennies dans les vaccins, ne causent pas d'effets secondaires graves. Le thimerosal est rapidement éliminé du corps après une injection. Aucune preuve n'est en faveur d'un lien entre l'autisme et le thimerosal. Cependant, à titre préventif, le Public Health Service agencies et l'American Academy of Pediatrics recommandent l'élimination du thimerosal de la composition des vaccins.[9]

                                         

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/// L'autisme par affaiblissement du système immunitaire causé par l'excès de vaccins

                                                                        

Concernant la théorie supposant que les vaccinations multiples causent l'autisme en affaiblissant le système immunitaire : voir la page Vaccinations multiples et Surcharge du système immunitaire.

                                          

Avis des autorités

Le CDC (Center of Disease Control) confirme l'absence de preuve d'un lien entre une hypothétique surcharge du système immunitaire et l'autisme.[10]

                                             

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Sources

Revues systématiques

  1. Yoshimasu K, Kiyohara C, Takemura S, Nakai K. A meta-analysis of the evidence on the impact of prenatal and early infancy exposures to mercury on autism and attention deficit/hyperactivity disorder in the childhood. Neurotoxicology. sept 2014;44:121 31. Prisma ●●●○ ; Amstar ●
  2. Miller L, Reynolds J. Autism and vaccination-the current evidence. J Spec Pediatr Nurs. Juill 2009;14(3):166 72. Prisma ○○○; Amstar ●○○
  3. Kalkbrenner AE, Schmidt RJ, Penlesky AC. Environmental chemical exposures and autism spectrum disorders: a review of the epidemiological evidence. Curr Probl Pediatr Adolesc Health Care. nov 2014;44(10):277‑318. Prisma ●●○○ ; Amstar ●●○
  4. Ng M, de Montigny JG, Ofner M, Do MT. Environmental factors associated with autism spectrum disorder: a scoping review for the years 2003-2013. Health Promot Chronic Dis Prev Can. janv 2017;37(1):1‑23. Prisma ●●○○ ; Amstar ●○○
  5. Modabbernia A, Velthorst E, Reichenberg A. Environmental risk factors for autism: an evidence-based review of systematic reviews and meta-analyses. Mol Autism. 2017;8:13. Prisma ●●○○ ; Amstar ●●○
  6. Institute of Medicine (US) Immunization Safety Review Committee. Immunization Safety Review: Vaccines and Autism [Internet]. Washington (DC): National Academies Press (US); 2004. (The National Academies Collection: Reports funded by National Institutes of Health). Prisma ●●●○ ; Amstar ●
  7. Hurley AM, Tadrous M, Miller ES. Thimerosal-containing vaccines and autism: a review of recent epidemiologic studies. J Pediatr Pharmacol Ther. juill 2010;15(3):173‑ Prisma ●●○○ ; Amstar ●●○
  8. Taylor LE, Swerdfeger AL, Eslick GD. Vaccines are not associated with autism: an evidence-based meta-analysis of case-control and cohort studies. Vaccine. 17 juin 2014;32(29):3623 9. Prisma ●●●; Amstar ●●●

Littérature grise

  1. Thimerosal in Vaccines Thimerosal | Concerns | Vaccine Safety | CDC [Internet]. [cité 4 août 2017]. Disponible sur: https://www.cdc.gov/vaccinesafety/concerns/thimerosal/index.html
  2. Vaccines Do Not Cause Autism Concerns | Vaccine Safety | CDC [Internet]. [cité 4 août 2017]. Disponible sur: https://www.cdc.gov/vaccinesafety/concerns/autism.html