Les Barrières Religieuses

               

Les Barrières Religieuses

               

Introduction

                      

/// des épidémies au sein de populations religieuses

                        

    La religion peut être un des facteurs de l'hésitation vaccinale, soit du fait de la composition des vaccins soit du fait des croyances qui y sont associées. Cette hésitation vaccinale peut expliquer la survenue d'épidémie dans ces groupes de maladies normalement prévenues par la vaccination.

             

    La revue narrative de Wombwell et al., publiée en 2015, rappelle la survenue de 18 épidémies de rougeole en 2014 aux Etats-Unis, alors que le virus n'y circulait plus depuis l'an 2000. Ces épidémies sont survenues au sein de populations non vaccinées qui évoquaient alors, en premier lieu, des raisons religieuses ou philosophiques au refus vaccinal. [2]

                                     

    Le rapport de la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires (Miviludes) publiée en 2017, analyse les résistances à la vaccination sous l’angle de la recherche géopolitique. Concernant les épidémies récentes de rougeole en Europe et en France entre 2008 et 2016, les auteurs rapportent que la description de certains groupes sociaux impliqués dans ces épidémies de rougeole a le plus souvent montré que les épidémies se sont diffusées dans des réseaux de populations non vaccinées en raison de leurs convictions religieuses ou philosophiques. [3]

                   

             

/// DES FACTEURS ASSOCIéS COMMUNS à L'ENSEMBLE DES RELIGIONS

                 

    La première revue systématique de Fournet et al., publiée en 2018, a inclus 48 études sur les groupes en Europe avec une faible couverture vaccinale ou dans lesquels une épidémie d'une maladie prévenue par la vaccination a éclos. 5 communautés religieuses ou idéologiques ont été identifiées en Europe : les protestants orthodoxes, les anthroposophes, les Roms, les « Travellers » irlandais et les juifs orthodoxes. [1]

La deuxième revue systématique a inclus 13 études portant sur les facteurs associés à la non-vaccination de ces populations. Les principaux facteurs rapportés sont :

  • l'absence de gravité perçue ou le caractère bénéfique pour le développement de l'enfant de ces maladies infantiles traditionnelles ;

  • la pensée qu'ils ne sont pas susceptibles de contracter ces maladies (maladies rares touchant un faible nombre d'enfants) ;

  • la crainte des effets secondaires du vaccin, des composants ou des mythes associés à ces vaccins ;

  • la négation de l'efficacité de ces vaccinations ou la supériorité d'une bonne hygiène de vie ;

  • la rigidité des calendriers vaccinaux ou l'impossibilité de choisir les vaccinations du fait des vaccins combinés ;

  • le besoin d'informations supplémentaires ;

  • les informations retrouvées sur les réseaux sociaux ;

  • les croyances religieuses associées à la maladie ou à la vaccination (ex : la maladie vue comme une épreuve de Dieu) ;

  • les facteurs socio-économiques : la barrière de la langue, l'analphabétisme, le manque d'accès aux structures de soins, la discrimination et la marginalisation de ces communautés, la méfiance envers les autorités publiques, etc.

Les auteurs concluent que des stratégies de communication concernant ces facteurs communs (ex : risques associés à la vaccination comparés à la non-vaccination, etc.), la prise en compte de leurs préoccupations, la lutte contre les mythes associés à la vaccination, peuvent aider à établir une relation de confiance avec ces communautés et augmenter leur participation à la vaccination. De plus, d’autres interventions telles que l’amélioration de l’accès aux soins de santé pourraient aussi augmenter leur adhésion à la vaccination.

 

Sources

Revue systématique 

  1. Fournet N, Mollema L, Ruijs WL, Harmsen IA, Keck F, Durand JY, et al. Under-vaccinated groups in Europe and their beliefs, attitudes and reasons for non-vaccination; two systematic reviews. BMC Public Health. 30 2018;18(1):196. (Prisma ●○○ ; Amstar ●○○)

Revue narrative

  1. Wombwell E, Fangman MT, Yoder AK, Spero DL. Religious barriers to measles vaccination. J Community Health. juin 2015;40(3):597‑604.

Littérature grise

  1. Rapport annuel d’activité 2016-2017 [Internet]. Disponible sur: http://www.derives-sectes.gouv.fr/sites/default/files/publications/francais/rapport_miviludes_2017_web_v2_0.pdf

                          

Freins liés aux composants du vaccin

                            

UTILISATION DE CELLULES FOETALES POUR LA FABRICATION DE CERTAINS VACCINS
Origine de ces cellules fœtales
Pourquoi sont utilisées ces lignées cellulaires et cette souche virale rubéolique ?
Les vaccins concernés
L'avis des autorités catholiques
L'UTILISATION D'EXCIPIENTS PORCINS
A quoi servent les hydrolysats de gélatine ?
Les vaccins concernés
L'avis majoritaire des leades islamiques
Les principes judaïques

                  

/// Utilisation de cellules foetales pour la fabrication de certains vaccins

 

   Certains vaccins sont fabriqués avec utilisation de cellules foetales humaines pour la réplication virale. Ce processus de fabrication est rapporté comme un frein moral pour certains patients (notamment de religion hindouiste ou chrétienne). 

                                                                

Origine de ces cellules fœtales 

   La lignée cellulaire WI-38 a été développée à Philadelphie en 1961. Cette lignée est issue de cellules pulmonaires d'un fœtus féminin de 3 mois suédois dont les parents ont choisi l'avortement car ils estimaient avoir trop d'enfants. La lignée cellulaire MRC-5 a été développée en Angleterre en 1966. Cette lignée est issue de fibroblastes pulmonaires d'un fœtus masculin de 14 semaines avorté car la mère présentait des troubles psychiatriques. La souche virale de la rubéole RA 27/3 a été isolée à partir des cellules rénales d'un fœtus avorté en 1964 pour des raisons médicales (infection materno-foetale par la rubéole avec haut risque de malformation congénitale). Le virus a été isolé puis répliqué dans des cellules diploïdes humaines (lignée WI-38). [1], [2], [3]

   Les 2 lignées cellulaires WI-38 et MRC-5 ont été obtenues à partir de 2 fœtus avortés. Ces deux avortements ont été réalisés pour des raisons différentes de la vaccination : aucun n'a été réalisé dans le but de fabriquer des vaccins. Aucun autre foetus avorté n'a été utilisé plus récemment dans les processus de fabrication. [1], [2]

                                     

Pourquoi sont utilisées ces lignées cellulaires et cette souche virale rubéolique ?

   Contrairement aux bactéries, les virus ne se répliquent pas seuls. Pour la fabrication de vaccins, les virus doivent être cultivés dans des cultures cellulaires propres à chaque virus. Ces lignées cellulaires diploïdes embryonnaires ont la capacité de se diviser plusieurs dizaines de fois avant d'entrer en sénescence. Ces deux lignées sont toujours utilisées et ont progressivement remplacé les lignées cellulaires issues d'animaux (primate, canard, lapin, poulet, chien ou souris), qui étaient plus à risque de contamination. Il y a peu d'options possibles pour la culture de virus et le changement de culture cellulaire n'est pas si facile : les virus se multiplient différemment en fonction du type de lignée cellulaire, avec un potentiel risque de contamination et un recul moins important pour les autres lignées.

   Concernant la souche rubéolique, la souche RA 27/3 avait la particularité d'entraîner une réponse immunitaire plus élevée et mieux tolérée que les autres souches rubéoliques disponibles dans les années 1960.  [1]

                                                           

Les vaccins concernés 

  Les vaccins concernés sont les vaccins hépatite A, ROR, varicelle et zona: AVAXIM, HAVRIX, TYAVAX, TWINRYX et VAQTA (MRC5) ; MMRVAXPRO (WI 38 et souche RA 27/3) ; PRIORIX (MRC 5 et RA 27/3) ;VARILRIX et VARIVAX (MRC 5) ; ZOSTAVAX (MRC 5). [4]

   Les lignées cellulaires WI-38 et MRC-5 sont utilisées pour la réplication virale, puis sont écartées de la composition finale. Elles ne font donc pas partie des vaccins : aucune cellule humaine n'est donc injectée. [1]

                               

L'avis des autorités catholiques

   Les autorités catholiques estiment que l'utilisation de ces vaccins n'est pas contraire aux opinions qui s'opposent à l'avortement. Du fait que les avortements sont anciens et qu'ils n'ont pas été réalisés dans le but de produire des vaccins, être immunisé ne constitue pas la promotion d'un acte (jugé par les autorités catholiques) immoral. Elles affirment que les parents ont le devoir moral de s'occuper de la santé de leur enfant par le biais de la vaccination. Cependant, elles indiquent qu'elles préféreraient des vaccins alternatifs sans utilisation de cellules fœtales et que leurs adhérents doivent continuer à faire pression pour avoir des vaccins moralement plus acceptables. [6], [8]

    Concernant les chrétiens protestants, ils ne s'opposent pas à l'utilisation de ces vaccins. Seuls quelques groupes spécifiques estiment que les vaccins empêchent un individu de dépendre entièrement de Dieu et réfutent ainsi le principe de la vaccination. [2]

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/// L'UTILISATION D'EXCIPIENTS PORCINS

              

  Certains vaccins comprennent au début de leur fabrication des produits issus d'animaux comme le sérum bovin ou la gélatine de porc. Ceci peut être une source de préoccupation pour les groupes religieux musulmans ou judaïques, même si aucune loi musulmane ni judaïque n'interdit l'utilisation de ces vaccins.               

                                                                

A quoi servent les hydrolysats de gélatine ?

    Les hydrolysats de gélatine sont utilisés dans la fabrication des vaccins pour stabiliser et conserver le produit vaccinal ou en tant que solvant. Elle est produite par une hydrolyse partielle du collagène (habituellement issu de tissus de peau, de tendons, de cartillage ou d'os). Leur utilisation est justifiée par leur efficacité et leur sécurité. Leur remplacement par d'autres stabilisateurs nécessiterait des études de long cours pour vérifier leur efficacité et innocuité.[1], [2], [5]

                           

Les vaccins concernés 

    Les vaccins contenant de la gélatine porcine sont certains vaccins de la grippe, le ROR et le zona : FLUENZ et FLUENZ TETRA, MMR-VAX-PRO et ZOSTAVAC.[4]

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L'avis majoritaire des leades islamiques 

   L'organisation mondiale des sciences médicales islamiques (qui s'est réunie en 1995 en réunissant 112 juristes et experts médicaux) permet l'utilisation des vaccins contenant des excipients à base de tissu porcin en se basant sur 3 arguments : [1], [2], [3], [7]

  • Les substances utilisées ont été suffisamment transformées par les processus de fabrication pour être utilisées (principe de transformation, appelé "Istihala").

  • Les quantités sont minimes (principe de dilution)

  • Le vaccin a des fins médicales et ne fait pas partie de l'alimentation (les règles diététiques ne s'appliquent donc pas).

Cependant, des vaccins alternatifs ne contenant pas ces substances seront à préférer s'ils sont disponibles.[5], [7]

       

Les principes judaïques

   Dans le judaïsme, les règles diététiques qui interdisent la consommation de porc (jugé impur) ne s'appliquent pas aux produits injectables. En effet, les produits médicaux doivent répondre aux règles médicales et non aux règles diététiques (« Kasher »). D'autant plus pour les produits médicaux qui ne s'administrent pas par voie orale et qui ne répondent aucunement aux règles diététiques. De plus, les principes judaïques énoncent que les sujets doivent prendre toutes les démarches nécessaires pour prévenir les maladies et se maintenir en bonne santé. [1], [2], [3], [5], [7]

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Sources 

Revues narratives

  1. Grabenstein JD. What the world’s religions teach, applied to vaccines and immune globulins. Vaccine. 12 avr 2013;31(16):2011‑23. 

  2. Wombwell E, Fangman MT, Yoder AK, Spero DL. Religious barriers to measles vaccination. J Community Health. juin 2015;40(3):597‑604. 

  3. Domachowske JB, Suryadevara M. Practical approaches to vaccine hesitancy issues in the United States: 2013. Hum Vaccin Immunother. déc 2013;9(12):2654‑7. 

Littérature grise

  1. Vaccins - MesVaccins.net [Internet]. [cité 3 juin 2017]. Disponible sur: https://www.mesvaccins.net/web/vaccines

  2. Vaccines and porcine gelatine [Internet]. [cité 3 juin 2017]. Disponible sur: http://www.nhsdirect.wales.nhs.uk/pdfs/WGGe.pdf

  3. Moral Reflections on Vaccines Prepared From Cells Derived From Aborted Human Foetuses [Internet]. [cité 3 juin 2017]. Disponible sur: http://www.lifeissues.net/writers/doc/doc_40vaccinesfoetuses.html

  4. Judicially Prohibited and Impure Substances in Foodstuff and Drugs [Internet]. [cité 3 juin 2017]. Disponible sur: http://www.immunize.org/concerns/porcine.pdf

  5. Instruction Dignitas Personae on Certain Bioethical Questions, Congregation for the Doctrine of the Faith [Internet]. [cité 3 juin 2017]. Disponible sur: http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20081208_dignitas-personae_en.html

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Freins liés à la sexualité

                            

FREINS LIÉS AUX VALEURS PARENTALES SUR LA SEXUALITÉ 
Que répondre aux parents ayant ces inquiétudes ?
L'avis des autorités religieuses

                 

/// FREINS LIÉS AUX VALEURS PARENTALES SUR LA SEXUALITÉ 

                                           

   Un autre frein religieux concerne la vaccination contre les virus dont le mode de contamination est en partie sexuel (vaccination contre l'hépatite B et le papillomavirus humain). Ces oppositions sont surtout avancées par les parents qui craignent de favoriser les relations sexuelles (plus précoces, nombreuses et à risques ; ou que la vaccination s'oppose à l'abstinence avant le mariage et à la fidélité).

                       

    La revue narrative de Gamble et al., publiée en 2010, résume les facteurs psychologiques et environnementaux influençant la vaccination contre le HPV. Les opinions religieuses et la crainte que la vaccination encourage l’activité sexuelle sont citées comme un frein à la vaccination. Les parents ayant des difficultés à parler de sexualité avec leurs enfants sont moins enclins à encourager cette vaccination. Le rôle des professionnels de santé est donc majeur, puisque leurs recommandations ont une influence considérable sur les décisions de vaccination. [4]

                    

    La revue systématique d’études qualitatives de Ferrer et al., publiée en 2014, examine les facteurs influençant la décision des adolescentes de se faire vacciner contre le papillomavirus. 41 études ont été incluses. Les facteurs influençant cette décision sont : les considérations financières, les normes sociales et les valeurs au sujet des relations sexuelles, la confiance envers la politique vaccinale et les professionnels de santé. Concernant la préoccupation liée aux activités sexuelles, les études qualitatives retrouvent des craintes concernant : le risque que la vaccination modifie le comportement sexuel de l'adolescent (début de l’activité sexuelle plus précoce, partenaires multiples, activité sexuelle à risque), les valeurs religieuses (partenaires multiples, activité sexuelle avant le mariage), la discussion parent-enfant au sujet des maladies sexuellement transmissibles, ou enfin, la crainte que le souhait d'une vaccination soit associé négativement à leur comportement sexuel. [2]

                         

Que répondre aux parents ayant ces inquiétudes ?

Pour le virus de l'hépatite B, il convient de rappeler aux parents que la voie sexuelle n'est qu'un des modes de contamination du virus.

Pour le virus HPV, les études ne retrouvent pas de modification du comportement sexuel chez les femmes vaccinées (pas de rapport sexuel plus précoce ni plus fréquent). De plus, cette vaccination est une occasion pour les professionnels de santé de discuter des composantes éducatives au sujet de l'initiation sexuelle, dans le but de réduire les comportements à risque. [6]        

 

La vaccination modifie t-elle les comportements sexuels chez les femmes vaccinées ? 

     La revue systématique de Madhivanan et al., publiée en 2016, résume les preuves disponibles concernant l'augmentation des comportements sexuels à risque dans les suites de la vaccination HPV. La revue a inclu 21 études (avec 527'475 sujets) de 12 pays différents. Les études rapportent soit l'absence de lien entre la vaccination HPV et l'augmentation des comportements sexuels à risque, soit une association entre la vaccination HPV et des comportements sexuels plus sûrs (ex : usage de préservatifs, contraception). [1]

  • Le début de l'activité sexuelle (3 études), le nombre de partenaires sexuels (10 études), le comportement sexuel (sexe oral, anal ou en groupe ; 5 études) et le nombre d'infections sexuellement transmissibles, grossesses ou avortements (10 études) : n'étaient pas statistiquement différents chez les femmes vaccinées contre l'HPV, dans l'ensemble des études inclues.

  • L'usage du préservatif et/ ou d'une contraception était plus fréquent chez les sujets vaccinés contre l'HPV (dans 5 des 9 études inclues)

Les preuves sont cependant limitées par les faiblesses méthodologiques de ces études. Les auteurs concluent à l'absence de preuve d'une augmentation des comportements sexuels à risque dans les suites de la vaccination.

                                          

Pourquoi vacciner si jeune (alors que l'enfant n'est pas sexuellement actif) ou si l'enfant choisi l'abstention sexuelle ?

Pour le vaccin HPV, l'efficacité n'est prouvée que chez les femmes n'ayant pas été exposées au virus HPV. Ainsi la vaccination doit être antérieure au début des activités sexuelles. De plus, le taux d'anticorps en réponse à la vaccination semble plus élevé dans la tranche 9-14 ans. [3][7]

Le choix de l'abstention sexuelle est difficile à évaluer, en particulier dans la tranche d'âge où la vaccination est proposée. [3]

                             

L'avis des autorités religieuses

   Les autorités religieuses catholiques soutiennent la vaccination HPV en rappelant le risque potentiel de cette infection et en rassurant les parents sur l'absence de donnée évoquant une augmentation des activités sexuelles non recommandées par leur religion; et continuent en parallèle à promouvoir l'abstinence avant le mariage.[5], [6]

                          

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Sources 

Revues systématiques

  1. Madhivanan P, Pierre-Victor D, Mukherjee S, Bhoite P, Powell B, Jean-Baptiste N, et al. Human Papillomavirus Vaccination and Sexual Disinhibition in Females: A Systematic Review. Am J Prev Med. sept 2016;51(3):373‑83. (Prisma ●●●○, Amstar ●○)

  2. Ferrer HB, Trotter C, Hickman M, Audrey S. Barriers and facilitators to HPV vaccination of young women in high-income countries: a qualitative systematic review and evidence synthesis. BMC Public Health. 9 juill 2014;14:700. (Prisma ●●●○, Amstar ●○)

Revues narratives

  1. White MD. Pros, cons, and ethics of HPV vaccine in teens-Why such controversy? Transl Androl Urol. déc 2014;3(4):429‑34. 

  2. Gamble HL, Klosky JL, Parra GR, Randolph ME. Factors influencing familial decision-making regarding human papillomavirus vaccination. J Pediatr Psychol. août 2010;35(7):704‑15. 

  3. Tomkins A, Duff J, Fitzgibbon A, Karam A, Mills EJ, Munnings K, et al. Controversies in faith and health care. Lancet. 31 oct 2015;386(10005):1776‑85.

Littérature grise

  1. Position Paper on HPV Immunization.pdf [Internet]. [cité 3 juin 2017]. Disponible sur: http://www.cathmed.org/assets/files/Position%20Paper%20on%20HPV%20Immunization.pdf

  2. infections à Papillomavirus humains (HPV) [Internet]. [cité 3 juin 2017]. Disponible sur: http://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/infections-a-Papillomavirus-humains-HPV?gclid=CjwKEAjwvMnJBRCO2NSu-Puc6AUSJAAf-OSUZy3HZW9NapO0CyTjjaUbx1IFU6QZ2zgLq_5HmbUs_xoCX27w_wcB

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Autres freins religieux

                          

LES FAUSSES INFORMATIONS 
LES AUTRES RELIGIONS
Les Amish
Les Témoins de Jehovah
Le Jaïnisme, le Bouddhisme et l'Hindouisme

                   

/// Les fausses informations 

                   

   Des freins religieux sont parfois dus à de fausses informations véhiculées sur le web (ex : tous les vaccins sont fabriqués à partir d'oeuf de poulet ; les vaccins sont des produits sanguins ; les vaccins sont contaminés par l'alcool, les toxines ou les métaux lourds ; les vaccins sont génétiquement modifiés ; l'anatoxine tétanique contient des contraceptifs ou des abortifs ; etc...)[2], [3]

Cf. page sur les informations contradictoires.

               

                  

/// Les autres religions

                        

Les Amish

    La faible couverture vaccinale de ces communautés religieuses est d'avantage liée à leur mode de vie traditionnel (accès limité aux soins, compréhension limitée de la maladie, doute sur la sécurité des vaccins, rejet de la modernité, ...) plutôt qu'à une opposition idéologique. [3] La vaccination n'est donc pas interdite par la doctrine religieuse. [2]

            

Les Témoins de Jehovah 

    Même si elle a été initialement considérée comme un produit sanguin et donc prohibée, la vaccination n'est désormais plus interdite dans ces communautés selon la Watch Tower Society (organisme de référence de la religion). La décision de la vaccination repose donc uniquement sur le choix du sujet. [3]

                    

Le Jaïnisme, le Bouddhisme et l'Hindouisme

    Ces 3 religions prônent le respect de toute forme de vie. Cependant elles reconnaissent également la nécessité de soutenir la vie humaine, avec l'acceptation de la cuisson des aliments, de l'eau bouillante, des antibiotiques et des vaccins. [3]

    L'opposition peut concerner l'utilisation de sérum bovin dans le milieu de croissance. La religion hindouiste croit en la réincarnation et la vache est la réincarnation ultime. Sa consommation est ainsi interdite. Les vaccins concernés seraient les vaccins contre le ROR : MMR-II* et Proquad*. [4]

                    

              

Sources

Revues narratives

  1. Domachowske JB, Suryadevara M. Practical approaches to vaccine hesitancy issues in the United States: 2013. Hum Vaccin Immunother. Déc 2013;9(12):2654 7. 

  2. Tomkins A, Duff J, Fitzgibbon A, Karam A, Mills EJ, Munnings K, et al. Controversies in faith and health care. Lancet. 31 oct 2015;386(10005):1776 85. 

  3. Grabenstein JD. What the world’s religions teach, applied to vaccines and immune globulins. Vaccine. 12 avr 2013;31(16):2011 23. 

  4. Wombwell E, Fangman MT, Yoder AK, Spero DL. Religious barriers to measles vaccination. J Community Health. Juin 2015;40(3):597 604.