Les avantages de la vaccination

 

 

 Les avantages de la vaccination

 

Fonctionnement de la vaccination

Rappel sur le système immunitaire
Les principes de la vaccination
L'objectif de la vaccination
Le fonctionnement de la vaccination
Les réponses immunitaires aux vaccins inactivés
Les échecs vaccinaux 
Le rôle des adjuvants
Les différents types de vaccins
Les vaccins vivants atténués
Les vaccins inactivés
Un bref historique de la vaccination

 

/// Rappel sur le système immunitaire

 

Le fonctionnement du système immunitaire

Le système immunitaire fonctionne grâce à 2 niveaux de réponses immunitaires : une réponse dite “innée” et une réponse dite “acquise”.[11]

La réponse innée (ou naturelle) est exercée par les phagocytes de l’organisme (polynucléaires et macrophages).[3] Il s’agit d’une réponse immédiate mais non spécifique de l’agent pathogène, présente dès la naissance. Elle ne produit pas de mémoire immunitaire et ne s’améliore pas avec les expositions répétées. Elle induit dans plus de 90% la destruction de l’agent étranger. [7][11][12]

La réponse acquise est une réponse qui se constitue après un premier contact avec le pathogène. C’est une réponse plus tardive (quelques jours à semaines après contamination) mais fournit une protection spécifique et plus efficace contre l’agent microbien.[7] L’immunité acquise repose sur les lymphocytes B et T : [3][7][12]

  • Les lymphocytes B activés se transforment en plasmocytes et produisent les anticorps (immunoglobulines). Leur rôle est de neutraliser les agents pathogènes en ciblant les antigènes reconnus. Les anticorps constituent l’immunité humorale. [2][4]

  • Les lymphocytes T CD8+ (T-cytotoxique) ont une action cytotoxique et anti-infectieuse. Leur rôle est de détruire les cellules infectées par un agent pathogène. Ils constituent l’immunité cellulaire.

  • Les lymphocytes T CD4+ (T-helper) joue un rôle de régulation et d’activation de ces deux types de réponses immunitaires (via la production d’interleukines et d’interférons gamma principalement).[2][6]

Une partie de ce système va également constituer, suite au premier contact, une “mémoire immunitaire”. Celle-ci se fait par l’intermédiaire des lymphocytes B et T dits “mémoires”. La mémoire immunitaire permet, en cas de nouveau contact avec l’antigène, d’induire une réponse (humorale et cellulaire) beaucoup plus rapide et efficace.[7]

 

Le rôle des antigènes

Le système immunitaire détecte les antigènes, molécules constituant l’agent infectieux ou produites par celui-ci. Les antigènes, une fois reconnus, activent le système immunitaire et servent de “cible d’attaque” pour ce dernier (notamment pour les anticorps).[2][4]

 

Le rôle des anticorps

Les anticorps neutralisent l’agent pathogène ou sa virulence en se fixant sur les antigènes. Plusieurs mécanismes sont possibles pour les anticorps : [2][4][7][11]

  • Se fixer aux antigènes de surface de l’agent microbien (appelés “épitopes”) pour bloquer son activité ;

  • Se fixer aux toxines sécrétées ;

  • Perturber l’adhésion et la pénétration de l’agent pathogène dans les cellules cibles ;

  • Activer la destruction des bactéries par le système du complément

  • Aider les phagocytes et lymphocytes cytotoxiques à reconnaître et détruire les cellules infectées.

Il existe plusieurs classes d’anticorps en fonction de leur site de production et de leur cinétique. Ils peuvent être sécrétés dans le plasma (IgG et IgM), dans les liquides biologiques et au niveau des muqueuses (IgA) ou être fixés à la surface de cellules immunitaires (Lymphocyte, phagocyte). [4]

Les premiers anticorps présents lors d’une infection sont les IgM : leur production est rapide mais leur affinité faible. Les anticorps de fortes affinités (IgG et IgA) nécessitent l’aide des lymphocytes T CD4+ : leur réponse est tardive mais très efficace.[6] La mémoire immunitaire permet d’obtenir ces anticorps de forte affinité de manière rapide en cas de contacts ultérieurs avec l’agent pathogène.[2]

Cette immunité humorale se constitue au cours de la vie grâce au milieu extérieur (viroses, vaccination, flore microbienne résidente, etc.) [4]

 

Le système immunitaire du nourrisson

Le nouveau-né présente un système immunitaire naïf et partiellement déficient, le rendant plus susceptible à certaines infections et aux formes sévères. [5][6] Il bénéficie durant les premières semaines d’une immunité passive transitoire grâce au transfert d’Ig maternelles via le placenta : voir l’article sur les capacités du système immunitaire du nourrisson.

 

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/// Les principes de la vaccination

 

L’objectif de la vaccination

L’objectif de la vaccination est de provoquer chez l’individu une protection spécifique contre un agent pathogène, de sorte qu’en cas de contact ultérieur avec celui-ci, la rapidité et l’intensité de la réponse immunitaire acquise lui permettent d’éviter l’infection et ses conséquences. [2]

 

Le fonctionnement de la vaccination

La vaccination protège en activant la réponse acquise et la mémoire du système immunitaire : on parle “d’immunoprophylaxie active”.[11]

Vacciner consiste à introduire chez un individu une préparation antigénique similaire ou dérivée d’un agent pathogène (un germe vivant atténué, un germe entier inactivé, des sous-unités du germe etc.).[3] Le produit injecté mime certaines caractéristiques immunogènes de l’agent infectieux et provoque une réponse (humorale et/ou cellulaire) semblable à l’infection naturelle, capable de protéger l’individu. Les anticorps produits sont dirigés contre les antigènes contenus dans le vaccin.
Cette capacité à induire une réponse immunitaire correspond à l’immunogénicité du vaccin, souvent mesurée par sa capacité à produire des anticorps à un taux jugé protecteur.[3][4][7]

Le vaccin sert donc de “premier contact” entre l’individu et les antigènes, comme l’aurait fait l’agent pathogène, mais sans provoquer la maladie ni les complications (réponse primaire).[6] Il crée une mémoire immunitaire qui permettra, en cas de rencontre ultérieure avec l’agent infectieux, d’obtenir une réponse plus rapide et plus forte de manière à prévenir les manifestations pathologiques (réponse secondaire).[2]

Les vaccinations administrées lors de la petite enfance permettent de transformer un système immunitaire vierge en un système expérimenté contre les maladies vaccinables.[6]

 

vaccination

 

La vaccination se différencie de l’immunoprophylaxie passive (la sérothérapie), qui consiste à administrer directement au patient des immunoglobulines dirigées contre l’agent pathogène. Cela permet d’apporter une protection immédiate et réduire la gravité de la maladie. Mais la protection est incomplète et transitoire puisque la mémoire immunitaire n’a pas été stimulée.[3][7] De plus, ces immunoglobulines spécifiques ne sont pas disponibles pour toutes les maladies à prevention vaccinale (existent pour le tétanos, l’hépatite B, la rage et la varicelle).[11]

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Les réponses immunitaires aux vaccins inactivés

La réponse primaire correspond à la réponse provoquée suite à la primo-vaccination : il s’agit généralement d’une réponse tardive, avec une augmentation lente des anticorps (principalement des IgM de faible affinité) suivi d’une décroissance rapide. Les premiers lymphocytes T et B mémoires se constituent dans les suites.[3][4] Un intervalle de 4 semaines minimum est requis entre 2 doses de la primovaccination (durée correspondant au temps de maturation des lymphocytes).[1][13]

La réponse secondaire est observée suite à une nouvelle injection rapprochée : la réponse est alors beaucoup plus rapide, avec une augmentation importante des anticorps et de durée plus longue. Un intervalle de 6 mois après l’achèvement des premiers vaccins de la série primaire est requis ( d’où le schéma vaccinal du “2+1” à M2 - M4 - M11 du nourrisson). Les anticorps sont essentiellement des IgG, de plus forte affinité. La mémoire immunitaire est mise en place.[3][11]

La primovaccination correspond au schéma vaccinal à respecter pour induire cette mémoire immunitaire. Pour maintenir un taux d’anticorps protecteur par la suite, des doses de rappel sont utilisées, avec une durée entre 2 rappels (ou entre primovaccination et rappel) dépendant de la cinétique de décroissance des anticorps.[4]

Ce schéma de réponses correspond aux vaccins inactivés (voir ci-dessous), les vaccins vivants procurant une réponse plus complète et longue dès la première injection. [11]

 

Les échecs vaccinaux

Aucun vaccin ne protège à 100%. Les vaccins peuvent échouer pour deux raisons : [1][11]

  • les échecs “primaires” : correspondent au fait que l’individu n’a pas développé d’anticorps suite à la vaccination. Exemple : 5 à 10% des enfants ne produisent pas d’anticorps anti-rougeoleux suite à la première dose du ROR (d’où la 2e dose).

  • les échecs “secondaires” :  l’individu répond initialement au vaccin, mais la protection s’atténue avec le temps, augmentant progressivement le risque de maladie. Cependant en cas d’infection, l’individu peut avoir une forme atténuée de la maladie et être moins à risque de complication. Exemple : la coqueluche dont l’efficacité diminue avec le temps.

 

Plusieurs facteurs influencent la réponse vaccinale, liés au patient ou au vaccin :[12] 

  • L’âge : les nouveau-nés (pas de réponse T dépendante avant 2 ans, présence d’anticorps maternels pouvant inhiber le processus d’immunisation) et les personnes âgées (sénescence du système immunitaire)

  • L’immunodéficience, les facteurs génétiques, l’état nutritionnel, la grossesse, les maladies chroniques.

  • Le type de vaccin (vivant, atténué), la dose d’antigène, la voie d’administration, les conditions de stockage, la présence d’adjuvants, etc.

 

Le rôle des adjuvants

Les adjuvants stimulent la réponse immunitaire innée nécessaire à l’activation de la réponse immunitaire adaptative, essentielle pour garantir l’efficacité de la vaccination. Ils sont nécessaires pour les vaccins inactivés, moins immunogènes que les vaccins vivants, pour assurer une réponse immunitaire suffisante, malgré la diminution de la quantité d’antigènes dans les vaccins utilisés de nos jours. Ils sont d’autant plus indispensables pour les faibles répondeurs (sujets âgés, immunodéficient..).

=> Voir la page sur les adjuvants”

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Autres notions d’épidémiologie vaccinale

Les notions de glissement épidémiologique de certaines maladies à prévention vaccinale, et de remplacement sérotypique ont été abordés dans la page “épidémiologie vaccinale”. Les facteurs décisionnels pour l’introduction d’une vaccination et la mise en place d’un programme vaccinal, la surveillance de l’impact d’une politique vaccinale sont abordés dans la page “politique vaccinale”.

           

   

/// LES DIFFÉRENTS TYPEs DE VACCINS

 

Les vaccins vivants atténués [2][3][4][6]

Les vaccins “vivants atténués” : ils sont composés d’agents infectieux vivants dont la virulence a été atténuée. Ils sont donc capables de se multiplier chez l’homme, de stimuler le système immunitaire, d’entraîner une “infection” mais qui est asymptomatique ou très atténuée.

La protection est rapide et prolongée (proche de celle d’une infection naturelle). Le rappel est souvent non nécessaire.

Ils sont contre-indiqués chez les immunodéprimés et la femme enceinte, du fait d’un risque théorique de provoquer une maladie infectieuse vaccinale, bien qu’aucune étude n’ait mis en évidence de conséquences chez le foetus.
Exemple : vaccins ROR, BCG, fièvre jaune, varicelle, zona, rotavirus.

                 

Les vaccins inactivés

Les vaccins “inactivés” ou “inertes”: ils sont composés d’agents infectieux inactivés ou de composants isolés de ces agents infectieux. Cet ensemble d’antigènes est incapable de se multiplier et donc de provoquer l’infection.

Leur immunogénicité est généralement plus faible et nécessite souvent la présence d’un adjuvant ainsi que plusieurs injections.[8] La protection peut être de plus courte durée ce qui nécessite des rappels vaccinaux.[2][3][6]

 

On distingue :

Les vaccins dits “entiers” : la bactérie ou le virus entier est inactivé par un processus physique (chaleur) ou chimique (formol). (Ex : le vaccin coqueluche à germe entier, le vaccin antipoliovirus inactivé, vaccin anti-grippal). [2][4]

Les vaccins à “sous-unités” : le vaccin est composé uniquement des antigènes les plus importants (anatoxines, capsulaires, membranaires…). Ils sont donc moins immunogènes, mais mieux tolérés. Plusieurs classes se distinguent : [2][4]

  • Les vaccins inactivés protéiques : ils utilisent des antigènes protéiques qui activent une réponse humorale “T-dépendante” à travers les lymphocytes T et B mémoires. Une nouvelle injection permet une ascension des anticorps et une activation cellulaire durable. Ils ne sont efficaces qu’après l’âge de 2 mois. [2][4][5]

    Exemple: Toxines inactivées tétaniques et diphtériques, coqueluche acellulaire, hépatite B, papillomavirus.     

  • Les vaccins polyosidiques : ils sont constitués d’un antigène polysaccharidique (composant la paroi des Gram (-) : Streptococcus pneumoniae, Neisseria meningitidis et Haemophilus influenzae). Ils activent directement les lymphocytes B sans réponse mémoire des lymphocytes T : on parle de réponse humorale “T-indépendante” ou “thymo-indépendante”. Ils sont moins immunogènes (anticorps moins spécifiques), et n’agissent que sur les infections invasives. L’effet d’un rappel est faible voir nul (car ils n’engendrent pas de mémoire immunitaire). De plus, ces vaccins sont peu efficaces chez les enfants de < 2 ans (voir capacité du système immunitaire du nourrisson).[2][4][5][12] Exemple : Vaccin anti-pneumococcique 23 valences.

  • Les vaccins conjugués : ils consistent à assembler les antigènes polyosidiques à une protéine porteuse (conjugaison), permettant de produire une réponse “T-dépendante” et donc plus intense et durable. Ils sont ainsi efficaces même avant l’âge de 2 ans, et peuvent agir sur le portage microbien. Les anticorps produits sont plus spécifiques, et ils engendrent une mémoire immunitaire. C’est le cas des vaccins conjugués actuels contre l’Hib, le pneumocoque (13 valences) et le méningocoque C. [2][4][5][12]

             

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/// Un bref historique de la vaccination

C’est en Chine au XVIe siècle qu’on a retrouvé les traces d’une “variolisation” préventive : cette méthode consistait à inoculer du pus varioleux (issu des pustules des malades) sous la peau avec une aiguille, ce qui avait son efficacité mais aussi ses dangers (2% de décès). Elle s’est ensuite étendue en Europe au XVIIIe. [8][9]

En 1798, le Dr Edward Jenner (Angleterre) a substitué l’inoculation de la variole par “la vaccine”, une affection de la vache conférant une immunité croisée contre la variole. C'était la première immunisation organisée.[2]

Dans les années 1880, Pasteur a développé le concept visant à atténuer la virulence de l’agent pathogène en laboratoire avant de l’utiliser. On parle alors de “vaccination”, en hommage à la “vaccine” de Jenner. Cela a abouti à la conception de plusieurs vaccins, dont celui contre la rage en 1985.[2]

De nombreux vaccins ont ensuite vu le jour : certains vivants atténués, d’autres inactivés. Le premier vaccin tué est celui contre la typhoïde en 1896, ayant servi pendant la guerre de tranchées en 1914.[8] Le rôle des adjuvants est découvert dans les années 1920 avec notamment l’efficacité de l’hydroxyde d’aluminium en 1926.[9]

En 1945, l’OMS choisit le vaccin de masse comme la meilleure stratégie face aux maladies infectieuses. En 1974, le Programme étendu de vaccination (PEV) est diffusé par l’UNICEF et contient 5 vaccins : DTP, coqueluche et BCG, suivi de la rougeole.[8] En 1980, la variole est la première maladie à être éradiquée.[9]

 

Les progrès dans le domaine des sciences et de la technologie (cultures, génie génétique, immunologie etc.) ont permis de nombreuses améliorations : production de vaccins sous-unités, vaccins recombinants, augmentation de la production des vaccins.[2]

 

historique dvlp des vaccins

 

Actuellement, les avancées scientifiques ont fait émerger de nouveaux domaines en vaccinologie (bio-informatique, vaccins ADN, vaccinomique personnalisée, etc.). De nombreux travaux sont déjà en cours (exemple d’un vaccin contre le VIH) afin d’améliorer les vaccins existants et en faire émerger de nouveaux. [7][8] Enfin, une nouvelle ère débute avec l’émergence des “vaccins thérapeutiques” destinés à lutter contre des maladies comme les cancers, la maladie d’alzheimer ou les maladies auto-immunes etc. (travaux de recherche en cours…).[10]

 

Sources

      Revues narratives

  1. Lahariya C. Vaccine epidemiology: A review. J Family Med Prim Care. mars 2016;5(1):7‑15.

    Littérature grise

  2. GuideVaccinations2012_Principes_et_bases_immunologiques_de_la_vaccination.pdf. Disponible sur : http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/vaccination/guide-vaccination-2012/pdf/GuideVaccinations2012_Principes_et_bases_immunologiques_de_la_vaccination.pdf 

  3. Pilly E, Épaulard O, Le Berre R, Tattevin P, Collège des universitaires de maladies infectieuses et tropicales (France). ECN.Pilly: maladies infectieuses et tropicales : préparation ECN, tous les items d’infectiologie. 2017.

  4. Principes immunologiques de la vaccination [Internet]. [cité 15 déc 2018]. Disponible sur: https://professionnels.vaccination-info-service.fr/Aspects-scientifiques/Principes-et-bases-immunologiques-de-la-vaccination/Principes-immunologiques-de-la-vaccination

  5. Développement du système immunitaire à la naissance.pdf [Internet]. [cité 8 août 2017]. Disponible sur: http://www.assim.refer.org/colleges/colleges/styled/files/page80-l3.9a.de0301veloppement-du-syste0300me-immunitaire-a0300-la-naissance.pdf

  6. Autran B. Les bases immunologiques de la vaccination.pdf. Disponible sur : https://www.hcsp.fr/explore.cgi/Adsp?clef=111

  7. Canada A de la santé publique du, Canada A de la santé publique du. Page 14 : Guide canadien d’immunisation : Partie 1 – Information clé sur l’immunisation [Internet]. aem. 2007 [cité 15 déc 2018]. Disponible sur: https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/vie-saine/guide-canadien-immunisation-partie-1-information-cle-immunisation/page-14-immunologie-vaccinologie-base.html

  8. Moulin A-M. De l’inoculation à la vaccination. :3. Disponible sur : https://www.hcsp.fr/explore.cgi/Personne?clef=2617

  9. Vaccins d’hier à aujourd’hui [Internet]. [cité 15 déc 2018]. Disponible sur: https://vaccination-info-service.fr/Generalites-sur-les-vaccinations/Histoire-de-la-vaccination/Vaccins-d-hier-a-aujourd-hui

  10. Vaccins et vaccinations [Internet]. Inserm - La science pour la santé. [cité 15 déc 2018]. Disponible sur: https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/vaccins-et-vaccinations

  11. Greenbook_chapter_1__002_.pdf [Internet]. [cité 20 déc 2018]. Disponible sur: https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/766685/Greenbook_chapter_1__002_.pdf

  12. 2014-DESCT-Batteux-Imm-vaccinale.pdf [Internet]. [cité 21 déc 2018]. Disponible sur: http://www.infectiologie.com/UserFiles/File/medias/enseignement/seminaires_desc/2014/2014-DESCT-Batteux-Imm-vaccinale.pdf  

  13. Entretien de l’immunité [Internet]. [cité 10 févr 2019]. Disponible sur: https://professionnels.vaccination-info-service.fr/Aspects-scientifiques/Principes-et-bases-immunologiques-de-la-vaccination/Entretien-de-l-immunite

 

 

Les avantages de la vaccination

 

Protection individuelle
Protection collective
Impact sur la morbi-mortalité
Eradiquer / Eliminer des maladies
Diminution des coûts de santé
Diminution des résistances aux antibiotiques

               

/// Protection individuelle

L’objectif de la vaccination est de développer chez un individu, une protection immunitaire spécifique à un agent infectieux avant toute exposition à celui-ci, sans provoquer la maladie. Ainsi, le vaccin protège l’individu des manifestations pathologiques de la maladie en cas de contamination ultérieure.[3]

Chaque vaccin confère un niveau d’efficacité et une durée qui lui est propre. L’efficacité des vaccins destinés aux nourrissons est très forte (la plupart > 90%)[7] :  Voir onglet tableau récapitulatif de l’efficacité des vaccins.

            

La vaccination permet donc de protéger le patient contre :

  • Des maladies mortelles : chaque année, 10.6 millions d’enfants meurent avant l’âge de 5 ans ; 1.4 million de décès sont dus à des maladies qui auraient pu être évitées par la vaccination selon les données de l’OMS de 2009 : [29]

    • 38% par la rougeole (encéphalite, PESS, pneumopathie, mortalité 0.1-0.2% jusqu'à 5-15% dans les pays en développement) [18],

    • 27% par l’haemophilus influenzae b (méningites avec une létalité de 3%, épiglottites, bactériémies) [14],

    • 20% par la coqueluche (1ère cause de mortalité bactérienne chez les < 3 mois en France) [13],

    • 14% par le tétanos (mortalité de 30% en cas de tétanos)[9],

    • la diphtérie (mortalité de 5-10%, jusqu'à 20% chez l’enfant < 5 ans) [8],

    • la poliomyélite (mortalité de 5-10% en cas de forme paralytique, qui survient dans 1/1000 infections)[12],

    • le pneumocoque (pneumopathies et méningites avec une mortalité de 5-15%, jusqu'à 50% dans les pays en développement) [16],

    • le méningocoque (méningites et méningococcémies : létalité de 10 à 30% selon le sérogroupe, 16% en France pour les IIM de sérogroupe C) [17].

  • Des maladies aux complications potentiellement graves : les oreillons (méningites, encéphalites, surdités, orchites, infertilités)[21], la rubéole (SRC, morts foetales)[22], la grippe (pneumopathies virales, sur-infections bactériennes, encéphalites, myocardites, décès)[24], le zona (DPZ, zonas ophtalmiques avec séquelles visuelles, atteintes neurologiques) et les complications neurologiques des méningites à pneumocoque, méningocoque et Hib. [25]

  • Des maladies induisant des cancers : l’hépatite B (carcinome hépatocellulaire en cas d’hépatite B chronique) [1][15], le papillomavirus (cancers du col de l'utérus, du vagin, de la vulve, du canal anal et de la sphère ORL).[23]

  • Des maladies pour lesquelles l’immunité de groupe est impossible : c’est le cas du tétanos, dont la contamination est tellurique et inépuisable (depuis la terre) et la transmission n’est pas inter-humaine.[7][10]

  • Des maladies pour lesquelles il n’existe pas de traitement curatif : notamment la poliomyélite, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le papillomavirus...[11]

 

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/// Protection collective

              

En plus d’une prévention individuelle, les stratégies des programmes de vaccination recherchent surtout une protection de la collectivité à travers une “immunité de groupe”. En effet, la vaccination ne protège pas seulement l’individu de la maladie, elle prévient également la multiplication du germe et donc sa contagiosité. L’individu vacciné n’est donc plus susceptible de contaminer ses proches.[7] Celle-ci permet à des sujets non immunisés (nourrissons trop jeunes pour être vaccinés, personnes âgées, patients immunodéprimés, femmes enceintes, etc.) d’éviter d’être contaminés.[4]

 

=> Voir l’article sur “l’immunité de groupe”.

 

/// Impact sur la morbi-mortalité des maladies

               

La protection individuelle et collective ont permis aux vaccins de diminuer l’incidence de nombreuses maladies infectieuses et donc leurs morbi-mortalités.[5] (voir tableau récapitulatif)

Cependant, en réduisant la maladie, l'incidence initiale et la gravité de celle-ci tend à être oubliée par le grand public. Les effets secondaires deviennent alors la préoccupation principale, et la balance bénéfice-risque du vaccin peut être remise en question (voir les phases d’un programme de vaccination dans l’article “épidémiologie vaccinale”). [5][6]

Evolution pgm vaccination                          

             

/// Éradication ou l’élimination de maladies

Les vaccins, grâce à des programmes de vaccination efficaces et des taux de couverture vaccinale élevés, peuvent entraîner :[3]

  • L’élimination d’une maladie infectieuse : correspond à une réduction totale ou quasi totale des nouveaux cas dans une zone géographique spécifique (région, pays, continent).

  • L’éradication d’une maladie : correspond à la disparition totale et définitive à l’échelle mondiale.

 

L’élimination

Plusieurs maladies ont ainsi été éliminées dans différentes régions du monde :

  • La diphtérie est éliminée en France.[7]

  • La poliomyélite est éliminée du continent américain, de la région du Pacifique occidental, de l’Europe et de l’Asie du Sud-Est. [12]

  • La rougeole et la rubéole ont été éliminées dans respectivement 61 et 55 états membres des régions d’Amérique, d’Europe et du Pacifique occidental depuis fin 2015. [2]

 

L’éradication

Éradiquer une maladie nécessite un certain nombre de conditions, concernant : [3]

  • L’agent infectieux : celui-ci doit être unique, stable, à réservoir exclusivement humain et avec un portage limité.

  • Le vaccin correspondant : celui-ci doit être facile à administrer et provoquer une immunité efficace et durable.

 

Ainsi, la vaccination a permis l’éradication de la variole à la fin des années 1970. [5] D’autres maladies sont en voie d’éradication, comme la poliomyélite qui fait partie d’un programme mondial de l’OMS depuis 1988 visant à l’éradiquer : l’incidence a diminué de plus de 99% à ce jour.[1][12] Enfin, certaines maladies ont les caractéristiques d’une maladie éradicable et seront les prochains objectifs de demain : c’est le cas de la rougeole, dont le “plan stratégique mondial 2012-2020 contre la rougeole et la rubéole” prévoit d’éliminer la maladie dans au moins 5 des 6 régions OMS en 2020.[20][19]

 

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/// Diminution des coûts de santé

 

Voir l’article sur les coûts de la vaccination

 

/// Diminution des résistances aux antibiotiques

 

La recrudescence de maladies dues à des germes résistants, à cause d’un mauvais usage ou d’un usage excessif des antibiotiques, est une préoccupation majeure de santé publique : plus coûteuse, plus difficile à traiter voir incurable.[27]

 

La vaccination de l’homme et de l’animal permet d’éviter la survenue d’infections, ce qui diminue la consommation d’antibiotiques et donc le développement de résistance. C’est le cas de maladies qui nécessitent l’utilisation d’antibiotiques (ex : le pneumocoque), mais aussi certaines maladies virales (ex : la grippe) contre lesquelles des antibiotiques sont prescrits (ou pris par le patient) à tort.[27]

Exemple avec le pneumocoque et la résistance aux pénicillines : [28]

Le Streptococcus pneumoniae (principal responsable des pneumopathies aiguës communautaires) comprend plus de 90 sérotypes. Certains sérotypes (ex : 19A, 15A, 19F, 24F) sont plus à risque de présenter une sensibilité diminuée à la pénicilline (PDSP) que d’autres.  

Entre 2001 et 2015, la vaccination anti-pneumococcique 7-valents puis 13-valents a modifié la distribution des sérotypes, ce qui s’est accompagné d’une diminution des souches de sensibilité diminuée aux pénicillines : la prévalence est passée de plus de 50% à 26%.

(voir l’onglet “impact des politiques vaccinales” dans l’efficacité du vaccin anti-pneumococcique)

 

PDSP

Evolution des S. pneumoniae de sensibilité diminuée à la pénicilline (PSDP) en France d’après les données du CNRP de 1984 à 2015 (calcul sur échantillon de souches invasives et souches isolées d’OMA).

2 Introduction du vaccin anti-pneumococcique conjugué heptavalent (PCV7)

3 Remplacement du PCV7 par le vaccin conjugué 13-valent (PCV13).

 

L’OMS estime que si chaque enfant dans le monde était vacciné contre le pneumocoque, on éviterait 11 millions de journées de traitement antibiotique par an. [27]

La vaccination contre certaines bactéries devenues multirésistantes sont à l’étude. Des vaccins contre le staphylocoque doré, le klebsiella pneumoniae, le clostridium difficile, la tuberculose etc) pourraient permettre de réduire davantage la résistance aux antibiotiques.[27]          

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Sources

      Revues narratives

  1. Abramovici F. La vaccination, un indéniable outil de progrès pour la santé individuelle et collective. :3.

  2. Orenstein WA, Hinman A, Nkowane B, Olive JM, Reingold A. Measles and Rubella Global Strategic Plan 2012–2020 midterm review. Vaccine. janv 2018;36:A1‑34.


    Littérature grise

  3. GuideVaccinations2012_Principes_et_bases_immunologiques_de_la_vaccination.pdf. Disponible sur : http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/vaccination/guide-vaccination-2012/pdf/GuideVaccinations2012_Aspects_pratiques_des_vaccinations.pdf

  4. INPES - La vaccination [Internet]. [cité 14 déc 2018]. Disponible sur: http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/vaccination/index.asp

  5. Pilly E, Épaulard O, Le Berre R, Tattevin P, Collège des universitaires de maladies infectieuses et tropicales (France). ECN.Pilly: maladies infectieuses et tropicales : préparation ECN, tous les items d’infectiologie. 2017.

  6. MODULE 1 – Sécurité des vaccins dans les programmes de vaccination - Les bases de la sécurité des vaccins [Internet]. [cité 2 déc 2018]. Disponible sur : http://fr.vaccine-safety-training.org/securite-des-vaccins-dans-les-programmes-de-vaccination.html

  7. Bénéfices de la vaccination [Internet]. [cité 16 déc 2018]. Disponible sur: https://professionnels.vaccination-info-service.fr/Aspects-scientifiques/Principes-et-bases-immunologiques-de-la-vaccination/Benefices-de-la-vaccination

  8. dip.pdf [Internet]. [cité 22 juin 2017]. Disponible sur: https://www.cdc.gov/vaccines/pubs/pinkbook/downloads/dip.pdf

  9. ecn-2018-ue6-156-nb.pdf [Internet]. [cité 12 janv 2018]. Disponible sur: http://www.infectiologie.com/UserFiles/File/formation/ecn-pilly-2018/ecn-2018-ue6-156-nb.pdf

  10. GuideVaccinations2012_Vaccination_contre_le_tetanos.pdf [Internet]. [cité 20 juin 2017]. Disponible sur: http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/vaccination/guide-vaccination-2012/pdf/GuideVaccinations2012_Vaccination_contre_le_tetanos.pdf

  11. poliomyélite [Internet]. [cité 27 juin 2017]. Disponible sur: http://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/poliomyelite

  12. Poliomyélite [Internet]. Institut Pasteur. 2016 [cité 27 juin 2017]. Disponible sur: https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/poliomyelite

  13. GuideVaccinations2012_Vaccination_contre_la_coqueluche.pdf [Internet]. [cité 27 juin 2017]. Disponible sur:http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/vaccination/guide-vaccination-2012/pdf/GuideVaccinations2012_Vaccination_contre_la_coqueluche.pdf

  14. GuideVaccinations2012_Vaccination_contre_les_infections_invasives_Haemophilus_influenzae_de_type_b.pdf [Internet]. [cité 22 juill 2017]. Disponible sur: http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/vaccination/guide-vaccination-2012/pdf/GuideVaccinations2012_Vaccination_contre_les_infections_invasives_Haemophilus_influenzae_de_type_b.pdf

  15. GuideVaccinations2012_Vaccination_contre_hepatite_B.pdf [Internet]. [cité 23 juill 2017]. Disponible sur:http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/vaccination/guide-vaccination-2012/pdf/GuideVaccinations2012_Vaccination_contre_hepatite_B.pdf

  16. GuideVaccinations2012_Vaccination_contre_les_infections_invasives_pneumocoque.pdf [Internet]. [cité 22 juill 2017]. Disponible sur:http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/vaccination/guide-vaccination-2012/pdf/GuideVaccinations2012_Vaccination_contre_les_infections_invasives_pneumocoque.pdf

  17. GuideVaccinations2012_Vaccination_contre_les_infections_invasives_meningocoque.pdf [Internet]. [cité 24 oct 2017]. Disponible sur:http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/vaccination/guide-vaccination-2012/pdf/GuideVaccinations2012_Vaccination_contre_les_infections_invasives_meningocoque.pdf

  18. Measles | For Healthcare Professionals | CDC [Internet]. 2017 [cité 29 juill 2017]. Disponible sur:https://www.cdc.gov/measles/hcp/index.html

  19. WER9217.pdf [Internet]. [cité 30 sept 2018]. Disponible sur:http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/255149/WER9217.pdf?sequence=1

  20. World Health Organization. Global measles and rubella strategic plan: 2012-2020. [Internet]. 2012 [cité 11 oct 2018]. Disponible sur: http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44855/1/9789241503396%5Feng.pdf

  21. wer8207mumps_Feb07_position_paper.pdf [Internet]. [cité 1 août 2017]. Disponible sur:http://www.who.int/immunization/wer8207mumps_Feb07_position_paper.pdf?ua=1

  22. Rubéole / Maladies à prévention vaccinale / Maladies infectieuses / Dossiers thématiques / Accueil [Internet]. [cité 27 sept 2017]. Disponible sur: http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention-vaccinale/Rubeole

  23. Infections à papillomavirus / Maladies à prévention vaccinale / Maladies infectieuses / Dossiers thématiques / Accueil [Internet]. [cité 3 nov 2017]. Disponible sur: http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention-vaccinale/Infections-a-papillomavirus

  24. Groupe d’Expertise et d’Information sur la Grippe [Internet]. [cité 4 févr 2018]. Disponible sur: http://www.grippe-geig.com/index.html

  25. ecn-2018-ue6-164-nb.pdf [Internet]. [cité 5 déc 2017]. Disponible sur: http://www.infectiologie.com/UserFiles/File/formation/ecn-pilly-2018/ecn-2018-ue6-164-nb.pdf

  26. JRPI2011-ROUGEOLE-AJANA.pdf [Internet]. [cité 17 déc 2018]. Disponible sur: http://www.infectio-lille.com/Fichiers_infectio-lille/congres/JRPI2011/JRPI2011-ROUGEOLE-AJANA.pdf

  27. OMS | Pourquoi la vaccination est-elle importante pour lutter contre la résistance aux antibiotiques? [Internet]. WHO. [cité 17 déc 2018]. Disponible sur: http://www.who.int/features/qa/vaccination-antibiotic-resistance/fr/

  28. CNRP2016.pdf [Internet]. [cité 26 nov 2017]. Disponible sur: http://cnr-pneumo.fr/docs/rapports/CNRP2016.pdf

  29. Les sept raisons essentielles - pour que la vaccination reste une priorité dans la Région européenne de l’OMS. :8

         

Tableau récapitulatif de l'efficacité

 

Impact épidémiologique des vaccins : tableau récapitulatif
Efficacité directe des vaccins : tableau récapitulatif

 

/// Impact épidémiologique des vaccins en France et dans le Monde

 

Selon l’OMS, la vaccination est l’une des interventions en santé publique les plus efficaces et rentables : elle permet d’éviter 2 à 3 millions de décès chaque année à travers le monde. Cependant, 1.5 millions de décès supplémentaires pourraient être évités en améliorant la couverture vaccinale. En 2012, 194 états membres de l’OMS ont approuvé le “Plan mondial pour les vaccins” afin de permettre à l’ensemble de la population de bénéficier des bienfaits de la vaccination d’ici 2020.[1][2]

 

Les résultats présentés dans ce tableau correspondent à une synthèse de l’ensemble des données épidémiologiques inclus dans notre recherche. Ils sont complétés par les données de l’OMS et Santé publique France.[3][4] Pour avoir les informations détaillées et les sources, consultez les pages maladies et l’efficacité vaccinale correspondante.

Maladies

Données géographiques

Incidence avant vaccination

Incidence après vaccination


Diphtérie

France (vaccin obligatoire en 1938, généralisé en 1945)

En 1945 :

Cas : 45 000 /an

Décès : 3 000 /an

Depuis 1990 :

Cas : rares cas isolés /an

Décès : 0 /an de 2002 à 2014

Monde (vaccination étendue depuis les années 1980)

En 1980 :

Cas : 97 511 rapportés (1 million estimés)

Décès : 55 000 décès estimés

(CV de 21% pour 3 doses)


Cas : 8819 rapportés en 2017

Décès : 1400 estimés en 2011

(CV de 85% pour 3 doses)


Tétanos

France (vaccin obligatoire en 1940)

En 1945 :

Cas : NC

Décès : 1 000 /an

En 2017  :

Cas : 4 /an

Décès : 1 /an

Monde (vaccination étendue depuis les années 1980)

En 1980 :

Cas :114 251 rapportés (dont 13 005 néonataux)

Décès par Tétanos maternel ou néonatal : 800 000 estimés / an

Décès total: NC


(CV de 21% pour 3 doses)

 

Cas : 12 476 rapportés en 2017 (dont 2266 néonataux)

Décès par Tétanos maternel ou néonatal : 180 00 estimés en 2002

 

Décès total : 73 000 estimés en 2011


(CV de 85% pour 3 doses)


Polio-

myélite

France (vaccination obligatoire  depuis 1964)

En 1957 :

Cas : 4109 cas

Décès : NC

Depuis 1990 :

Cas et Décès : 0 / an

=> Elimination de la maladie

Monde (vaccination étendue depuis les années 1980)

En 1980 :

Cas : 52 795 déclarés (350 000 estimés en 1988).

Décès : NC

(CV de 22% pour 3 doses)

En 2017 :

Cas : 96 déclarés

Décès : NC

(CV de 85% pour 3 doses)

Coqueluche

France (vaccin introduit en 1959)

Années 1950 :

Cas : 50 à 80 000 /an (principalement des enfants)

Décès : 800 à 1000 /an

En 2015 :

Cas : 128 déclarés chez les < 17 ans

Décès : 0%

Monde (vaccination étendue depuis années 1980)

En 1980 :

Cas : 1 982 355 déclarés

Décès : NC

(CV de 21% pour 3 doses)

En 2017 :

Cas : 143 963 déclarés (40 à 60 millions estimés)

Décès : 300 000 estimés

(CV de 85% pour 3 doses)

Infections invasives à Hib

chez les enfants < 5 ans

France (vaccin introduit en 1992)

Avant 1992 :

Cas : 700 /an (dont 500 méningites)

En 2017 :

Cas : 106  (39 méningites entre 1999 et 2015 soit < 3/an)

Monde

En 2000 :

Cas : 8.13 millions

Décès : 371 000


Cas réduit de 90% (en 2013)

Décès : 200 000 (en 2008)

Hépatite B

France (Vaccin introduit en 1995)

En 1996 :

Cas d’hépatites aiguës : 6 /100 000 hab

En 2013 et données actuelles :

Cas d’hépatites aiguës : 0.44 /100 000 hab

Porteurs chroniques : 280 000

Décès : 1500 / an environ

Monde (années 1990)

Années 1990 :

Porteurs chroniques chez les enfants < 5 ans :  4.7%

Porteurs chroniques < 5 ans: 1.3% (en 2013) soit 14.2 millions d’infections évitées.

Porteurs chroniques tout âge: 257 millions (en 2015)

Décès : 887 220 (en 2015)

Infections invasives à pneumocoque

France (vaccin introduit en 2003)

Avant 2003 :

Cas : 32.7/ 100 000 enfants < 2 ans

En 2016:

Cas : 17.0 /100 000 enfants < 2 ans

Monde

Estimation de l’OMS : 500 000 décès/an chez les enfants < 5 ans

Infections invasives à méningocoque C

France (vaccin introduit en 2009)

Pas de réduction de l’incidence. Le programme de vaccination de 2009 associé à la trop faible couverture vaccinale n’ont pas permis de maîtriser la fluctuation cyclique du méningocoque C (voir efficacité du vaccin méningocoque). Une nouvelle politique vaccinale avec l’introduction d’une dose à 5 mois est en cours.

Monde

Le Royaume-Uni et les Pays-Bas, avec une couverture vaccinale élevée, ont obtenu une forme diminution des IIM de sérogroupe C (réduction > 90%).

Rougeole

France (vaccin introduit en 1983)

Avant 1983 :

Cas : 500 000 /an

Décès : 15 à 30 décès /an

Nov 2017 à oct 2018 :

Cas : 2805 déclarés

Décès : 3

Monde (introduction en 1963, généralisation dans les années 1980)

En 1980 :

Cas : 4 211 431 déclarés (30 millions estimés)

Décès : > 2 millions / an

(CV de 17% pour une dose)

2017 :

Cas : 173 330 déclarés

Décès : 110 000 estimés

(CV de 85% pour 1 dose)


=> 20.5 millions de décès ont été évités entre 2000 et 2012 par la vaccination.

Oreillons

France (vaccin recommandé depuis 1986)

En 1986 :

Cas : 859 cas /100 000 hab.

En 2011 :

Cas : 9 / 100 000

Monde

En l’absence de vaccination, l’incidence annuelle varie entre 100 et 1000 cas /100 000 hab.

L’incidence a chuté (> 99%) en 10 ans dans les pays ayant introduit la vaccination à grande échelle : incidence < 1 cas /100 000 hab.

(554 513 cas déclarés en 2017)

Rubéole

France (vaccin introduit en 1983)

Entre 1976 et 1984 :

Cas de rubéole en cours de grossesse : 29.5 /100 000 naissances vivantes par an  

Depuis 2006 :

Cas de rubéole en cours de grossesse : < 2 cas /100 000 naissances vivantes par an (< 3 cas de SRC)

Monde

En 2000

Cas de rubéoles : 670 894 déclarés

(CV 21% pour une dose)

En 2017

Cas du rubéoles : 16 385 déclarés

Cas de SRC: 830 déclarés  mais > 80 000 estimés / an

(CV 52% pour une dose)

Papillomavirus humain

France (vaccin introduit en 2007)

Réduction des cancers du col entre 1980 et 2012 essentiellement due au frottis de dépistage. Couverture vaccinale faible en France, pas de données épidémiologiques évaluables pour le cancer du col.

Monde

Les pays avec une forte couverture vaccinale (Royaume-Uni et Australie) retrouvent une nette diminution du portage HPV, des lésions précancéreuses de haut grade et des condylomes.

Vaccin contre le zona

France (vaccin introduit en 2016)

Actuellement, environ 235 000 cas /an. Le vaccin ayant été introduit récemment, il n’y a pas de données épidémiologiques évaluables. (voir efficacité du vaccin contre le zona).

Vaccin contre la grippe

France (vaccin recommandé depuis 1985)

Pour la saison 2016-17, l’excès de mortalité attribuable à la grippe était de 14 400 décès. L’InVS estime que 2000 décès sont évités chaque année chez les > 65 ans grâce à la vaccination, malgré une couverture vaccinale sous-optimale (46% alors que l’objectif est > 75%).

Monde

Actuellement, 3 à 5 millions de cas graves /an et 290 000 à 650 000 décès /an. Pas de données comparatives.

 

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/// Efficacité directe des vaccins

            

Les résultats présentés dans ce tableau correspondent à une synthèse de l’ensemble des données d’efficacité inclus dans notre recherche. Pour avoir les informations détaillées et les sources, consultez les pages d’efficacité vaccinale correspondantes aux maladies.

 

Vaccins

Immunogénicité

Efficacité clinique

Durée de protection

Vaccin contre la diphtérie

-

95.5 % après 3 doses

Enfant : > 5 ans après rappel

Adulte : Demi vie de 19 ans

Vaccin contre le tétanos

Quasi 100 % après 3 doses

Quasi 100 % après 3 doses

Enfant : 3 à 5 ans après rappel

Adulte :  20 à 30 ans

Vaccin contre la poliomyélite

99% après 3 doses

80 à 90% après primo-vaccination

Enfant : > 5 ans après primovaccination, plusieurs décennies après rappel à 6 ans

Vaccin acellulaire contre la coqueluche

 

80 à 90% chez l’enfant

65 à 92% chez l’adulte

Enfant : 5 à 10 ans

Adulte : 4 à 10 ans

Vaccin contre l’Hib

> 95% après 3 doses

80 à 100% pour 3 doses

Mal connue

Vaccin contre l’hépatite B

> 95% après 3 doses chez l’enfant

90% après 3 doses chez l’adulte

80 à 100 % après 3 doses

> 20 à 30 ans

Vaccin contre le pneumocoque

Concernant le vaccin 13-valent, l’efficacité a été établie en comparant son immunogénicité au 7-valent (non inclus dans notre analyse). Les données sont essentiellement épidémiologiques avec une diminution de 48% des infections invasives chez l’enfant < 2 ans.

Vaccin contre le méningocoque

En fonction de l’âge de la vaccination, jusqu'à 93% la 1ère année post vaccinale chez le nourrisson

Variable selon le schéma vaccinal et la couverture.

Dépend de l’âge de la primovaccination : la durée de la protection humorale directe (anticorps circulants) augmente avec l’âge.

La durée de protection via la mémoire immunitaire n’est pas établie.

Vaccin contre la Rougeole

90-95% pour une dose

> 97% pour 2 doses

85 à 95% pour une dose

92 à 97% pour 2 doses

Durée de protection longue voire à vie

Vaccin contre les oreillons

> 85% après une dose

> 80% après une dose

90-95% après 2 doses

70-80% au cours des épidémies

Protection diminue avec le temps, mais durée mal connue (85% d’efficacité à 10 ans).

Vaccin contre la rubéole

> 95% après une dose

100% après 2 doses

90 à 100 % au cours des épidémies

Longue voire à vie

Vaccin anti-HPV bivalent et quadrivalent

-

95% sur les CIN 2+ (liés à l’HPV 16 et 18) chez les patientes naïves d’HPV (dans les essais)

Protection à long terme non connue mais > 10 ans

Vaccin anti-HPV neuf-valent

-

95% sur lésions de haut grade liées aux 9 types d’HPV concernés

(dans les essais)

Protection à long terme non connue mais > 5 ans

Vaccin contre le zona

-

51 % sur l’incidence du zona

66% sur l’incidence des DPZ

61% sur le fardeau lié à la maladie (intensité et durée des douleurs)

(dans les essais)

5 à 8 ans

                         

Efficacité du vaccin selon les populations

Sur la grippe

Sur le syndrome grippal

Sur les pneumopathies, hospitalisations et décès

Durée de protection

Personnes âgées > 65 ans

Efficacité modérée

Efficacité légère

En faveur d’un effet modéré, mais données très variables

6 mois à 1 an

Professionnels de santé

Résultats variés et contradictoires. Selon la dernière méta-analyse de bonne qualité, pas de preuve fiable de l’efficacité des programmes de vaccination des PDS sur la réduction de la grippe ou ses complications chez les personnes âgées institutionnalisées.

Chez la femme enceinte

Risque diminué chez les femmes et leurs nourrissons

Possible diminution, mais données incertaines.

Pas de preuve évidente (chez la mère et le nourrisson)

Adultes en bonne santé

Efficacité modérée

Efficacité légère

Pas de preuve

Enfants en bonne santé

Efficacité modérée

Efficacité légère

Pas de preuve

                                

Sources

      Littérature grise

  1. OMS | 10 faits sur la vaccination [Internet]. WHO. [cité 13 déc 2018]. Disponible sur: http://www.who.int/features/factfiles/immunization/fr/

  2. Plan_daction_mondial_pour_les_vaccins.pdf [Internet]. [cité 13 déc 2018]. Disponible sur: http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/79315/9789242504989_fre.pdf;jsessionid=259DA8EF548245384898C9BB6D3F402B?sequence=1

  3. gs_gloprofile.pdf [Internet]. [cité 13 déc 2018]. Disponible sur: https://www.who.int/immunization/monitoring_surveillance/data/gs_gloprofile.pdf

  4. Maladies à prévention vaccinale / Maladies infectieuses / Dossiers thématiques / Accueil [Internet]. [cité 13 déc 2018]. Disponible sur: http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention-vaccinale